Le groupe public Saidal poursuit l’avancement de son projet industriel à Batna consacré à la production de matière première pour le paracétamol. Lors d’une visite d’inspection effectuée sur le site, son directeur général, Younes Bouarara, a été informé que le taux global de réalisation de l’unité avait atteint environ 75 %.
Le groupe indique également que l’ensemble des équipements nécessaires au démarrage de l’usine a été réceptionné. Le projet entre ainsi dans une phase avancée, même si aucune date précise de mise en service n’a encore été communiquée.
L’usine de paracétamol de Saidal atteint 75 % de réalisation
Le niveau d’avancement atteint constitue l’information principale du projet. Avec environ 75 % de réalisation, l’unité se rapproche progressivement de son achèvement.
La réception complète des équipements constitue également une étape importante. Elle signifie que les prochaines phases devraient surtout porter sur la finalisation des travaux, l’installation, les tests et la préparation opérationnelle du site.
À ce stade, Saidal n’a toutefois pas annoncé de calendrier précis pour le démarrage effectif de la production.
Une réunion consacrée aux obstacles du chantier
Lors de sa visite à Batna, Younes Bouarara a réuni les cadres du groupe ainsi que les représentants des sociétés chargées de la réalisation et des études.
Les échanges ont porté sur les obstacles rencontrés dans l’exécution du projet et sur les solutions pratiques permettant d’accélérer son achèvement.
Le directeur général a insisté sur la nécessité d’intensifier le suivi sur le terrain et de coordonner les différentes parties prenantes afin de garantir la livraison du projet dans les meilleurs délais.
Un projet stratégique pour la production pharmaceutique locale
Saidal présente cette unité comme un projet à forte importance stratégique pour l’industrie pharmaceutique nationale.
L’objectif est de renforcer les capacités locales de production de matières premières pharmaceutiques, un segment encore fortement dépendant des importations.
La production locale de matière première pour le paracétamol pourrait ainsi réduire une partie de cette dépendance et sécuriser davantage l’approvisionnement de la chaîne pharmaceutique nationale.
Réduire la facture d’importation
L’un des principaux enjeux du projet concerne la réduction de la facture d’importation.
En produisant localement une matière première pharmaceutique essentielle, Saidal cherche à diminuer le recours aux achats extérieurs et à renforcer la valeur ajoutée créée en Algérie.
Cette logique s’inscrit dans une stratégie plus large de substitution aux importations dans l’industrie pharmaceutique.
Renforcer la souveraineté sanitaire et industrielle
Le groupe met également en avant l’objectif de souveraineté sanitaire et industrielle.
La capacité à produire localement certaines matières premières peut réduire l’exposition aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement internationales et aux variations de prix.
Pour un produit largement utilisé comme le paracétamol, cette maîtrise de l’amont de la chaîne de production peut constituer un avantage stratégique.
Assurer la disponibilité des médicaments essentiels
Le projet doit également contribuer à sécuriser la disponibilité de médicaments essentiels sur le marché national.
En réduisant la dépendance aux intrants importés, la production locale peut améliorer la continuité d’approvisionnement des laboratoires et limiter les risques de rupture.
Saidal inscrit ainsi l’unité de Batna dans une logique à la fois industrielle, sanitaire et économique.
Un nouveau maillon de la stratégie industrielle de Saidal
Ce projet complète les autres initiatives lancées par Saidal dans les matières premières pharmaceutiques.
Le groupe cherche progressivement à développer des capacités locales sur plusieurs segments stratégiques afin de renforcer son intégration industrielle.
Cette orientation pourrait également améliorer la compétitivité de la production nationale en réduisant certains coûts liés aux importations.
Un projet encore en phase d’achèvement
Même si l’avancement atteint 75 %, le projet n’est pas encore achevé.
Les prochaines étapes concerneront la finalisation du chantier, la mise en place opérationnelle des équipements et les procédures nécessaires avant le démarrage de la production.
L’enjeu sera désormais de respecter les délais restants et d’assurer une montée en charge efficace de l’unité une fois mise en service.
Algerian Business suit de près les projets pharmaceutiques industriels susceptibles de renforcer la production locale, réduire les importations et améliorer la souveraineté sanitaire de l’Algérie.
Sources : Saidal, L’Algérie Aujourd’hui.



