L’Algérie poursuit la préparation de nouveaux projets dans les énergies renouvelables. Réunie sous la présidence du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, la Commission sectorielle de coordination a examiné plusieurs dossiers liés au solaire, à l’éolien et à la coopération énergétique avec plusieurs pays africains.
La réunion, tenue en présence de cadres du ministère et de responsables du groupe Sonelgaz, a notamment porté sur le lancement d’unités solaires isolées hors réseau, sur les études nécessaires à de futures centrales éoliennes et sur plusieurs projets énergétiques en Afrique.
De nouvelles unités solaires hors réseau en préparation
Le premier volet concerne la réalisation et l’installation d’unités solaires isolées hors réseau, également appelées solutions off-grid.
Ces installations sont destinées à fonctionner indépendamment du réseau électrique classique. Elles peuvent répondre aux besoins de zones éloignées ou moins bien desservies, tout en réduisant les contraintes liées au raccordement aux infrastructures existantes.
Les travaux préparatoires portent actuellement sur l’identification des zones et des sites prioritaires devant bénéficier de ces équipements.
Un échéancier précis pour les projets solaires
Selon le ministère, un échéancier a été établi pour encadrer l’exécution des opérations et assurer le suivi des différentes étapes sur le terrain.
L’objectif est de coordonner les structures publiques, les organismes concernés et les différents opérateurs afin d’éviter les retards dans la mise en œuvre.
Le suivi doit se poursuivre jusqu’à la mise en service effective des unités solaires.
Les projets éoliens encore au stade des études
Le deuxième axe concerne la préparation de futures centrales éoliennes.
À ce stade, les projets ne sont pas encore en phase de construction. Les travaux portent principalement sur les études techniques, l’identification des sites susceptibles d’accueillir les installations et la finalisation des procédures techniques et réglementaires nécessaires.
Cette phase préparatoire reste déterminante pour évaluer le potentiel des sites, la faisabilité des projets et les conditions de leur raccordement.
Accélérer les procédures avant le lancement des centrales
Le ministère souhaite également renforcer la coordination entre les différents intervenants afin d’accélérer l’avancement des projets.
Les prochaines étapes dépendront notamment de l’achèvement des études techniques, du choix définitif des sites et de la finalisation du cadre réglementaire.
Aucune capacité totale, aucun montant d’investissement ni calendrier de mise en service des futures centrales éoliennes n’ont été communiqués à ce stade.
Sonelgaz impliquée dans le suivi des projets
La présence de hauts responsables de Sonelgaz lors de la réunion confirme le rôle central du groupe dans la mise en œuvre des infrastructures électriques nationales et dans plusieurs projets de coopération à l’étranger.
Le développement du solaire hors réseau et de l’éolien s’inscrit dans une logique plus large de diversification du mix énergétique algérien.
Ces technologies peuvent compléter les capacités conventionnelles du pays et contribuer progressivement au développement de nouvelles sources de production électrique.
Une centrale de 40 MW suivie au Tchad
La réunion a également porté sur les projets énergétiques menés avec plusieurs partenaires africains.
Au Tchad, les autorités ont examiné l’état d’avancement d’un projet de centrale électrique d’une capacité de 40 MW à N’Djamena.
Les discussions ont concerné les aspects techniques et réglementaires ainsi que les mesures nécessaires pour maintenir le projet dans le calendrier prévu.
Coopération énergétique avec le Bénin et le Niger
Le ministère a également fait le point sur la coopération avec le Bénin.
Les échanges portent notamment sur la mise en œuvre des engagements déjà conclus et sur l’identification des domaines considérés comme prioritaires pour de futurs projets énergétiques.
Avec le Niger, le suivi concerne plusieurs dossiers et projets à Niamey et à Agadez. Les autorités souhaitent poursuivre la coordination afin de faire avancer les projets d’intérêt commun.
Une stratégie énergétique de plus en plus régionale
Ces différents dossiers montrent que la stratégie énergétique algérienne ne se limite plus au marché intérieur.
L’Algérie cherche également à renforcer sa présence dans les projets énergétiques africains, notamment à travers Sonelgaz et les autres acteurs du secteur.
Cette orientation peut créer de nouvelles opportunités en matière d’ingénierie, d’équipements, de services énergétiques et de coopération industrielle.
Les énergies renouvelables comme nouvel axe d’investissement
Le développement d’unités solaires off-grid et la préparation de projets éoliens peuvent également ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises actives dans les équipements électriques, l’ingénierie, la maintenance et les technologies renouvelables.
L’enjeu sera toutefois de transformer les études et les procédures actuelles en projets effectivement lancés.
Pour l’heure, le solaire hors réseau entre dans une phase de préparation opérationnelle plus avancée, tandis que l’éolien reste encore au stade des études et de l’identification des sites.
Algerian Business suit de près le développement des projets énergétiques et des investissements dans les énergies renouvelables en Algérie et sur les marchés africains.
Sources : Ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, APS, Algérie Eco.



