L’Algérie poursuit les préparatifs autour du SoutH2 Corridor, l’un des grands projets d’infrastructure envisagés pour relier la production d’hydrogène vert en Afrique du Nord au marché énergétique européen.
Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a présidé à Alger une réunion consacrée à la préparation d’un prochain événement international autour du projet. Cette rencontre doit réunir les ministres de l’Énergie des pays concernés par le corridor.
Le SoutH2 Corridor doit permettre, à terme, d’acheminer de l’hydrogène vert produit en Algérie vers l’Allemagne, en passant par l’Italie et l’Autriche.
L’Algérie prépare la prochaine réunion autour du SoutH2 Corridor
La réunion organisée à Alger avait pour objectif de faire le point sur les différents dossiers liés à la préparation de la prochaine rencontre ministérielle.
Des présentations ont été faites sur les différents volets de l’événement, avant que le ministre ne donne ses orientations pour poursuivre les préparatifs.
À ce stade, aucune nouvelle décision d’investissement, capacité supplémentaire ou date de mise en service n’a été annoncée. La séquence actuelle concerne principalement la coordination politique et technique autour du projet.
Un corridor destiné à relier l’Algérie au marché européen
Le SoutH2 Corridor est conçu comme un axe stratégique de transport d’hydrogène vert entre l’Algérie et l’Europe.
Le projet doit relier l’Algérie à l’Allemagne en passant par l’Italie et l’Autriche. Il vise ainsi à créer un couloir énergétique entre une zone potentielle de production d’hydrogène renouvelable et plusieurs grands marchés européens.
Pour l’Algérie, ce projet pourrait renforcer son intégration aux nouvelles chaînes de valeur énergétiques européennes au-delà des exportations traditionnelles de gaz naturel.
L’hydrogène vert au cœur de la stratégie énergétique
Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large de développement de l’hydrogène vert en Algérie.
Le pays cherche à valoriser son potentiel en énergies renouvelables et sa proximité avec l’Europe pour se positionner sur un marché énergétique appelé à prendre de l’importance dans les prochaines années.
Le SoutH2 Corridor constitue l’un des principaux projets permettant d’envisager l’exportation de cette production vers les marchés européens.
Un projet qui implique plusieurs pays européens
Le corridor repose sur une coopération entre plusieurs pays situés le long du tracé envisagé.
L’Algérie représente le point de départ potentiel de la production, tandis que l’Italie et l’Autriche jouent un rôle de transit vers l’Allemagne.
Cette configuration donne au projet une forte dimension transnationale. Sa concrétisation dépend donc d’une coordination étroite entre les gouvernements, les opérateurs énergétiques et les gestionnaires d’infrastructures concernés.
Des enjeux importants pour les infrastructures énergétiques
Le développement d’un corridor d’hydrogène suppose des investissements importants dans les infrastructures de production, de transport et de distribution.
Il nécessite également des choix techniques sur les réseaux qui pourront être utilisés, adaptés ou développés pour transporter l’hydrogène.
Pour l’Algérie, ces besoins pourraient ouvrir des opportunités pour les entreprises actives dans les énergies renouvelables, l’ingénierie, les équipements industriels et les infrastructures énergétiques.
Une nouvelle étape vers l’intégration énergétique avec l’Europe
Le SoutH2 Corridor illustre l’évolution des relations énergétiques entre l’Algérie et l’Europe.
Alors que les échanges restent aujourd’hui largement dominés par les hydrocarbures, l’hydrogène vert pourrait constituer un nouveau segment de coopération à moyen et long terme.
Le projet pourrait ainsi permettre à l’Algérie de conserver un rôle stratégique dans l’approvisionnement énergétique européen tout en développant progressivement de nouvelles filières.
Un potentiel business encore à concrétiser
Même si le potentiel économique du projet est important, plusieurs étapes restent encore à franchir.
L’article ne fait état d’aucun nouveau montant d’investissement, d’aucune capacité de transport confirmée et d’aucun calendrier précis de mise en service.
La prochaine rencontre ministérielle devrait donc surtout permettre de faire avancer la coordination entre les pays concernés et de préciser les prochaines étapes du projet.
Algerian Business suit de près le développement du SoutH2 Corridor et les projets susceptibles de renforcer la place de l’Algérie dans les nouvelles chaînes de valeur de l’énergie en Europe.
Sources : Ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, APS, Algérie Eco.



