Sonatrach et Sinopec renforcent leur coopération avec la signature d’un nouveau protocole d’entente à Pékin. L’accord a été conclu le 28 août 2026, en marge d’une visite en Chine du PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, accompagné d’une délégation de haut niveau.
Ce nouveau cadre de coopération doit permettre aux deux groupes d’examiner plusieurs domaines d’intérêt commun, allant des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels à la pétrochimie, en passant par l’hélium, les énergies renouvelables et les nouvelles technologies. À ce stade, il s’agit toutefois d’un protocole d’entente : les projets concernés restent donc à identifier, à étudier et, le cas échéant, à concrétiser.
Sonatrach et Sinopec étendent leur coopération énergétique
Le protocole couvre plusieurs segments stratégiques pour les deux groupes. Il prévoit notamment d’examiner des opportunités dans les hydrocarbures conventionnels et non conventionnels ainsi que dans le développement de réservoirs complexes.
La pétrochimie et l’hélium figurent également parmi les domaines visés. L’accord inclut par ailleurs l’ingénierie pétrolière, les énergies renouvelables, les nouvelles technologies associées et le développement des compétences.
Cette diversité montre que la coopération recherchée dépasse le seul cadre de l’exploration-production.
Un accord dans la continuité du protocole signé en 2024
Le nouveau protocole s’inscrit dans la continuité d’un précédent accord conclu entre Sonatrach et Sinopec en 2024. Selon Sonatrach, les travaux menés depuis ont permis d’identifier plusieurs opportunités d’intérêt commun et de mettre en œuvre des actions concrètes.
Le nouvel accord vise donc à approfondir cette dynamique plutôt qu’à repartir de zéro. Il doit permettre aux deux groupes d’élargir leur coopération et d’examiner de nouveaux projets potentiels sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures.
Cette continuité constitue un signal de renforcement de la relation industrielle entre Sonatrach et Sinopec.
Les hydrocarbures restent au cœur du partenariat
Les hydrocarbures restent naturellement l’un des axes principaux de la coopération envisagée. Le protocole mentionne les ressources conventionnelles, mais aussi les hydrocarbures non conventionnels et les réservoirs complexes.
Ces segments nécessitent souvent des technologies, des compétences et des méthodes d’ingénierie spécifiques. La coopération avec Sinopec peut donc permettre à Sonatrach d’examiner de nouvelles approches techniques et industrielles.
À ce stade, aucun projet précis, montant d’investissement ou calendrier n’a toutefois été annoncé.
La pétrochimie et l’hélium également ciblés
Le protocole ouvre aussi la voie à une coopération dans la pétrochimie. Pour Sonatrach, ce segment représente un enjeu important de valorisation des ressources, car il permet de transformer davantage les hydrocarbures en produits à plus forte valeur ajoutée.
L’hélium figure également parmi les domaines identifiés. Ce gaz rare est utilisé dans plusieurs applications industrielles et technologiques, notamment dans l’électronique, l’imagerie médicale et certains procédés scientifiques.
L’intérêt de ces segments montre que la coopération entre Sonatrach et Sinopec peut aussi concerner des activités situées plus en aval de la chaîne énergétique.
Les énergies renouvelables entrent dans le champ de coopération
Autre point notable, le protocole inclut les énergies renouvelables et les nouvelles technologies associées. Cet élément élargit la portée du partenariat au-delà des activités pétrolières et gazières traditionnelles.
Sonatrach cherche progressivement à intégrer davantage de projets liés à la transition énergétique, tandis que Sinopec développe également des activités dans de nouveaux segments énergétiques.
Le protocole permet donc aux deux groupes d’examiner de potentielles coopérations sur des technologies complémentaires aux hydrocarbures.
L’ingénierie et les compétences comme leviers de développement
L’accord prévoit également une coopération dans l’ingénierie pétrolière et le développement des compétences. Ces volets peuvent jouer un rôle important dans le transfert de savoir-faire et dans la montée en compétence des équipes.
Pour Sonatrach, l’enjeu est autant technologique qu’industriel. L’accès à des expertises externes peut accompagner le développement de projets plus complexes et favoriser l’adoption de nouvelles méthodes d’exploitation et de transformation.
De son côté, Sinopec peut renforcer sa présence sur le marché algérien et consolider ses relations avec l’un des principaux groupes énergétiques africains.
Une coopération qui couvre toute la chaîne de valeur
Sonatrach indique que le protocole vise à rechercher de nouvelles opportunités de partenariat sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures. Cela peut couvrir des activités allant de l’exploration à la production, puis à la transformation, à l’ingénierie et aux services.
Cette approche intégrée permet aux deux groupes de multiplier les points de coopération potentiels. Elle peut aussi ouvrir la voie à des projets plus structurés si certaines opportunités identifiées aboutissent à des accords commerciaux ou industriels.
Pour l’instant, le protocole constitue surtout un cadre de travail destiné à poursuivre les discussions et les études.
Un signal de renforcement des relations Algérie-Chine dans l’énergie
La signature de ce nouvel accord s’inscrit aussi dans le développement des relations économiques entre l’Algérie et la Chine. Les entreprises chinoises occupent déjà une place importante dans plusieurs secteurs industriels et d’infrastructure en Algérie.
Dans l’énergie, Sinopec figure parmi les partenaires internationaux de Sonatrach. Le renouvellement et l’élargissement de leur coopération montrent une volonté de maintenir cette relation sur le long terme.
Le prochain enjeu sera de voir quels projets concrets émergeront de ce protocole et dans quels domaines les deux groupes décideront d’avancer en priorité.
Algerian Business suit de près les partenariats énergétiques internationaux et les projets susceptibles de renforcer les capacités industrielles, technologiques et de transformation de l’Algérie.
Sources : Sonatrach, Algérie Eco.



