Sonatrach poursuit le développement de ses activités au Niger. Le groupe algérien doit procéder à un examen et à une révision technique de l’étude de faisabilité du bloc pétrolier Bilma, situé dans la région de Diffa et s’étendant jusqu’à la région d’Agadez.
L’objectif est de préparer les prochaines étapes techniques du projet et d’élaborer un plan de développement du gisement. Cette démarche a été évoquée lors d’une rencontre entre le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le directeur général de la Société nigérienne de pétrole, Sonidep, Ali Seibou Hassane.
Sonatrach va revoir l’étude de faisabilité du bloc Bilma
Le bloc Bilma constitue l’un des principaux dossiers examinés par les parties algérienne et nigérienne. Sonatrach doit désormais réévaluer les paramètres techniques de l’étude de faisabilité avant d’avancer vers la préparation d’un plan de développement.
Selon les résultats de l’étude cités par le ministère, la production du gisement pourrait dépasser 20 000 barils par jour. La durée d’exploitation est, elle, estimée à 20 ans.
Ces chiffres restent à ce stade des projections issues de l’étude de faisabilité. Ils ne correspondent donc ni à une production actuelle, ni à un objectif définitivement arrêté.
Un accompagnement de Sonidep sur le développement du gisement
Mohamed Arkab a indiqué que Sonatrach accompagnerait Sonidep dans l’élaboration et la mise en œuvre du plan de développement du bloc Bilma.
Le groupe algérien doit mettre à profit son expertise dans le développement et l’exploitation des gisements d’hydrocarbures. La coopération doit ainsi couvrir plusieurs étapes techniques avant une éventuelle mise en production.
Ce positionnement permet également à Sonatrach de renforcer sa présence sur un marché régional où le potentiel pétrolier reste important.
Le bloc Kafra reste également au centre de la coopération
Les discussions ont aussi porté sur le bloc pétrolier Kafra, sur lequel Sonatrach est déjà engagée.
Les deux parties ont examiné l’état d’avancement des travaux et insisté sur la nécessité de poursuivre la coordination autour des activités du projet.
Cette continuité montre que la coopération entre Sonatrach et Sonidep ne repose pas sur un seul actif, mais sur plusieurs dossiers pétroliers susceptibles de renforcer progressivement la présence du groupe algérien au Niger.
Une coopération qui dépasse l’exploration pétrolière
Les échanges entre les deux parties ne se sont pas limités au développement des blocs Bilma et Kafra.
La situation des raffineries de Zinder a également été examinée, en raison de leur importance pour les capacités de raffinage et l’approvisionnement du Niger en produits pétroliers.
Dans ce cadre, une session de formation doit prochainement être organisée en Algérie pour une délégation nigérienne. Elle portera notamment sur la maintenance des installations de raffinerie.
Naftal et Sonidep travaillent aussi sur un projet à Zinder
La coopération énergétique algéro-nigérienne comprend également un volet en aval avec Naftal et Sonidep.
Les deux entreprises examinent notamment un projet de centre d’approvisionnement en bitume dans la région de Zinder.
Les discussions portent aussi sur les possibilités d’approvisionnement du Niger en carburant d’aviation, notamment le kérosène, ainsi qu’en différents types de carburants.
Un partenariat énergétique de plus en plus large
Les différents dossiers évoqués montrent que la coopération entre l’Algérie et le Niger couvre progressivement plusieurs segments de la chaîne énergétique.
Elle inclut l’exploration et le développement de gisements pétroliers, le raffinage, la formation technique, les produits pétroliers et les infrastructures d’approvisionnement.
Les deux parties ont d’ailleurs convenu de poursuivre les échanges techniques à travers des réunions régulières entre Sonidep, Sonatrach et les différentes filiales du groupe algérien.
Le bloc Bilma pourrait devenir un nouveau projet structurant
Si la révision de l’étude de faisabilité confirme le potentiel du bloc, Bilma pourrait constituer une nouvelle étape importante dans la stratégie régionale de Sonatrach.
Le potentiel de plus de 20 000 barils par jour et une durée d’exploitation estimée à 20 ans donnent au projet une dimension significative.
Cependant, plusieurs étapes restent encore nécessaires avant toute décision de développement définitive. La prochaine phase consistera donc à finaliser l’analyse technique et à définir un plan de développement adapté aux caractéristiques du gisement.
Algerian Business suit de près le développement international de Sonatrach et les projets énergétiques susceptibles de renforcer la présence des entreprises algériennes sur les marchés africains.
Sources : Ministère des Hydrocarbures, Algérie Eco.



