L’Algérie veut renforcer la présence de ses entreprises sur les marchés africains. Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a annoncé la participation du pays à la 34ᵉ édition du Salon international de Dakar (FIDAK), organisée du 10 au 16 décembre 2026 au Sénégal.
Les inscriptions sont ouvertes aux entreprises et sociétés algériennes productrices et exportatrices souhaitant participer à l’événement. Cette présence s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification des débouchés commerciaux et de développement des exportations hors hydrocarbures, avec un intérêt particulier pour les marchés africains.
L’Algérie mise sur la FIDAK pour renforcer ses exportations
La FIDAK constitue un rendez-vous commercial important en Afrique de l’Ouest. Pour les entreprises algériennes, l’événement représente une occasion de présenter leurs offres à des acheteurs, distributeurs, partenaires et autres opérateurs économiques présents dans la région.
Le ministère du Commerce extérieur présente notamment le salon comme un espace permettant de promouvoir les produits et services, mais aussi de développer de nouvelles relations commerciales. L’enjeu dépasse donc la simple exposition : il s’agit de créer des opportunités pouvant déboucher sur des partenariats ou de nouveaux marchés.
La participation algérienne devra désormais se traduire par la mobilisation d’entreprises capables de proposer des offres adaptées aux besoins des marchés ciblés.
Plusieurs secteurs algériens ciblés
L’appel à participation concerne plusieurs branches de l’économie nationale. Les entreprises de l’industrie alimentaire et agricole, de l’industrie au sens large, des matériaux de construction, des équipements et des énergies renouvelables figurent parmi les acteurs invités.
Les entreprises de services et de conseil sont également concernées. Ce positionnement permet à l’Algérie de présenter une offre plus large que les seules marchandises industrielles et d’intégrer des activités à plus forte composante de savoir-faire.
Pour les opérateurs sélectionnés, la FIDAK peut servir de point d’entrée pour mieux identifier les besoins des marchés de la région et évaluer les possibilités de développement commercial.
L’Afrique de l’Ouest comme marché à développer
Le Sénégal occupe une position stratégique en Afrique de l’Ouest et peut constituer une porte d’entrée vers un marché régional plus large.
Participer à un salon international à Dakar permet aux entreprises algériennes de rencontrer directement des acteurs locaux et régionaux, mais aussi de mieux comprendre les pratiques commerciales, les circuits de distribution et les attentes des clients.
Cette proximité commerciale peut être particulièrement importante pour les PME qui souhaitent exporter mais disposent encore de peu de relais locaux à l’étranger.
Diversifier les marchés extérieurs
La participation à la FIDAK s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier les marchés extérieurs accessibles aux entreprises algériennes.
Pour les producteurs nationaux, le développement en Afrique peut offrir de nouveaux débouchés et réduire la dépendance à un nombre limité de marchés d’exportation.
Cette dynamique suppose toutefois de transformer les participations aux salons en relations commerciales durables. La compétitivité des prix, la logistique, la conformité réglementaire et la capacité à assurer un approvisionnement régulier restent déterminantes pour réussir une implantation commerciale.
Des opportunités pour l’agroalimentaire et les matériaux de construction
Parmi les secteurs ciblés, l’agroalimentaire peut bénéficier d’opportunités importantes compte tenu de la croissance des marchés urbains africains et du développement des circuits de distribution.
Les matériaux de construction et les équipements représentent également un axe potentiel pour les entreprises algériennes disposant de capacités industrielles et souhaitant élargir leur clientèle.
La participation à la FIDAK peut ainsi servir à tester la demande, identifier des distributeurs ou négocier des partenariats sans nécessiter immédiatement une implantation permanente dans le pays.
Les services et le conseil également concernés
La présence des entreprises de services et de conseil dans l’appel à participation montre également une volonté d’élargir la notion d’exportation.
Les prestations d’ingénierie, de conseil, d’accompagnement des entreprises ou encore certains services techniques peuvent constituer des relais de croissance à l’international.
Pour l’économie algérienne, le développement de ce type d’exportations permettrait de valoriser davantage les compétences et l’expertise, en complément des exportations de biens.
La ZLECAf en toile de fond
Le développement des échanges avec les marchés africains intervient également dans un contexte marqué par la montée en puissance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Cette dynamique encourage les entreprises du continent à développer davantage de relations commerciales entre elles et à rechercher de nouveaux partenaires régionaux.
Pour les entreprises algériennes, des événements comme la FIDAK peuvent donc constituer un outil de prospection permettant d’identifier progressivement les opportunités offertes par l’intégration économique africaine.
Transformer les salons en contrats commerciaux
La participation à la FIDAK représente une opportunité, mais elle ne garantit pas à elle seule une progression des exportations.
Le résultat dépendra notamment du nombre d’entreprises participantes, de leur préparation commerciale et de leur capacité à assurer le suivi des contacts établis pendant le salon. Aucun objectif chiffré en matière de contrats, de ventes ou de volume d’exportations n’a été annoncé à ce stade.
L’enjeu sera donc de mesurer, après l’événement, si les rencontres organisées à Dakar débouchent sur de nouveaux accords commerciaux et une présence plus durable des entreprises algériennes en Afrique de l’Ouest.
Algerian Business suit de près l’internationalisation des entreprises algériennes, le développement des exportations hors hydrocarbures et les nouvelles opportunités commerciales sur les marchés africains.
Sources : Ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, L’Algérie Aujourd’hui.



