L’Algérie et les Pays-Bas relancent leur coopération économique
L’Algérie et les Pays-Bas entendent donner une nouvelle impulsion à leurs relations économiques et commerciales. À l’occasion de la visite de travail du ministre néerlandais des Affaires étrangères, Tom Berendsen, organisée à Alger les 2 et 3 novembre 2026, les deux pays ont affiché leur volonté de renforcer leurs partenariats dans plusieurs secteurs stratégiques. Les discussions ont notamment porté sur l’énergie, les ressources hydriques, l’agriculture et les technologies, avec une attention particulière accordée aux possibilités de coopération entre entreprises.
Le 2 novembre, le ministre d’État algérien chargé des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a reçu son homologue néerlandais pour des entretiens bilatéraux, suivis d’une séance de travail élargie aux délégations des deux pays. Cette rencontre a permis d’examiner l’état des relations économiques et les moyens de développer de nouvelles collaborations. Les deux responsables ont également réaffirmé leur volonté de moderniser les mécanismes institutionnels chargés d’accompagner la coopération bilatérale.
Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre, les discussions ont abouti à plusieurs orientations destinées à structurer les échanges futurs. Les deux gouvernements souhaitent notamment organiser de nouvelles consultations et élaborer une feuille de route définissant leurs priorités économiques. Cette démarche vise à créer un cadre de travail pour les projets et partenariats qui pourraient être développés au cours des prochaines années.
Pour les entreprises algériennes, le principal intérêt de cette relance réside dans les possibilités de collaboration avec des partenaires néerlandais. Les secteurs évoqués concernent des domaines importants pour la diversification économique nationale, notamment les activités industrielles, agricoles et technologiques. Leur développement dépendra cependant des accords et des investissements effectivement concrétisés.
Une nouvelle feuille de route économique prévue pour 2027
L’une des principales décisions annoncées concerne la relance de la Commission mixte de coopération économique et technologique entre l’Algérie et les Pays-Bas. Les deux parties ont convenu de tenir sa prochaine session en 2027, parallèlement à un nouveau cycle de consultations politiques. Cette échéance doit permettre de définir une feuille de route commune précisant les priorités sectorielles et le calendrier de mise en œuvre de la coopération bilatérale.
La Commission mixte constitue un mécanisme de dialogue destiné à accompagner les relations économiques et technologiques entre les deux pays. Elle peut notamment permettre d’identifier des domaines de collaboration, de suivre l’évolution des discussions et de coordonner les initiatives entre institutions. Sa relance pourrait ainsi faciliter la préparation de projets associant des entreprises et des organismes économiques algériens et néerlandais.
L’année 2027 revêt également une importance particulière pour les relations bilatérales, puisqu’elle marquera le 65e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Cette échéance pourrait offrir une occasion supplémentaire de renforcer les échanges économiques et d’organiser des rencontres entre opérateurs. Toutefois, le communiqué conjoint ne fixe pas encore de calendrier détaillé pour d’éventuels forums d’affaires ou rencontres sectorielles.
La prochaine étape consistera donc à transformer les orientations exprimées lors de cette visite en programmes de coopération plus précis. La feuille de route attendue devra notamment permettre de mieux identifier les secteurs prioritaires, les partenaires concernés et les conditions de mise en œuvre des projets envisagés.
Les énergies renouvelables et l’hydrogène vert au cœur des discussions
La coopération énergétique figure parmi les principaux axes abordés pendant la visite du ministre néerlandais. L’Algérie et les Pays-Bas souhaitent notamment développer leurs échanges dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et la transition énergétique. Ces secteurs représentent des domaines de collaboration potentiels entre les entreprises industrielles, les opérateurs énergétiques et les organismes spécialisés des deux pays.
Les discussions portent en particulier sur un projet de protocole d’accord consacré aux énergies renouvelables, à l’hydrogène vert et à la transition énergétique. Selon le communiqué conjoint du 2 novembre, ce document reste en cours de négociation. Les deux gouvernements ont encouragé les organismes concernés à poursuivre leurs travaux afin de définir un cadre de coopération plus structuré.
Le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, s’est également entretenu avec Tom Berendsen. Cette rencontre a permis d’examiner des perspectives de partenariat dans l’électricité, les énergies renouvelables et l’hydrogène vert. Les discussions ont notamment porté sur les échanges de connaissances, les transferts d’expertise et l’identification de projets susceptibles d’être développés conjointement.
À l’issue de ces échanges, les deux parties sont convenues de créer un groupe de travail conjoint chargé d’accélérer la finalisation du projet de mémorandum d’entente. Cette décision constitue une avancée dans l’organisation des discussions, sans pour autant correspondre à la signature définitive d’un accord industriel ou à l’annonce d’un financement.
Pour l’Algérie, cette coopération pourrait accompagner le développement de nouvelles filières énergétiques et renforcer les liens entre acteurs industriels. Les possibilités de partenariat devront néanmoins être précisées à travers des projets concrets, des engagements financiers et des accords techniques.
Les hydrocarbures restent un axe important du partenariat économique
Au-delà des énergies renouvelables, les relations entre l’Algérie et les Pays-Bas concernent également les hydrocarbures. Le 2 novembre, le ministre d’État chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu Tom Berendsen pour examiner les possibilités de renforcer la coopération dans ce secteur. Les échanges ont porté sur les perspectives commerciales, les investissements et les partenariats industriels et technologiques.
Cette rencontre souligne la volonté des deux pays de poursuivre leurs discussions sur les activités énergétiques existantes tout en explorant de nouvelles possibilités de coopération. Les hydrocarbures constituent un domaine dans lequel les échanges peuvent concerner aussi bien les opérations commerciales que les services industriels et les technologies associées.
Pour les entreprises algériennes, ces discussions pourraient présenter un intérêt dans les activités de production, de transformation, d’ingénierie et de services énergétiques. La coopération technologique peut également jouer un rôle dans l’amélioration des procédés industriels et le développement des compétences spécialisées. Toutefois, les annonces officielles ne font état d’aucun nouveau contrat pétrolier ou gazier chiffré conclu à l’occasion de cette visite.
Les résultats de cette coopération devront donc être appréciés à partir des futurs accords et investissements. La poursuite du dialogue entre les deux pays constitue une étape institutionnelle, mais elle ne permet pas encore de déterminer les retombées économiques attendues pour les entreprises concernées.
L’agriculture et la gestion de l’eau parmi les secteurs prioritaires
L’agriculture et la gestion des ressources hydriques figurent également parmi les secteurs identifiés pour développer la coopération économique entre l’Algérie et les Pays-Bas. Ces domaines occupent une place importante dans les priorités de développement de l’économie algérienne, notamment en raison des besoins de modernisation agricole, d’amélioration de la productivité et de gestion durable de l’eau.
Les Pays-Bas disposent d’entreprises et de centres de compétences spécialisés dans les technologies agricoles et les équipements destinés aux exploitations. Leur savoir-faire peut notamment concerner les cultures sous serre, les systèmes d’irrigation et certaines solutions permettant d’améliorer l’organisation de la production agricole. Pour les opérateurs algériens, ces domaines pourraient constituer des pistes de collaboration industrielle et technologique.
La gestion de l’eau représente un autre champ de coopération potentiel. Les échanges pourraient porter sur des solutions techniques destinées à améliorer l’utilisation des ressources et l’efficacité des infrastructures hydrauliques. L’intérêt économique de ces partenariats dépendra notamment de leur capacité à répondre aux besoins des exploitations et des entreprises locales.
Le communiqué conjoint confirme que l’agriculture et la gestion de l’eau ont fait l’objet de discussions, mais ne précise pas de projets d’investissement déjà approuvés. Aucun montant financier ni contrat spécifique n’a été annoncé dans ces secteurs. Les possibilités identifiées restent donc des perspectives de collaboration à approfondir.
Transport et logistique : de nouvelles possibilités de partenariat
Les transports et la logistique font également partie des domaines retenus dans les discussions bilatérales. Pour les entreprises, ces activités constituent un élément important du commerce international et de la circulation des marchandises. Le développement d’infrastructures performantes et de services logistiques adaptés peut contribuer à améliorer les conditions d’approvisionnement et de distribution.
Les Pays-Bas occupent une place importante dans les échanges européens grâce à leurs infrastructures portuaires et logistiques, notamment autour de Rotterdam. Cette expérience pourrait présenter un intérêt pour des coopérations portant sur l’organisation des chaînes d’approvisionnement, les services de transport ou les solutions numériques appliquées à la logistique. Ces pistes relèvent toutefois des possibilités générales de partenariat et non de projets déjà annoncés lors de la visite.
Pour les entreprises algériennes engagées dans les échanges internationaux, l’amélioration des opérations logistiques peut contribuer à renforcer leur compétitivité. La maîtrise des délais de livraison, des coûts de transport et des procédures commerciales constitue notamment un facteur important pour développer les exportations.
La coopération économique entre l’Algérie et les Pays-Bas pourrait ainsi favoriser de nouveaux contacts entre opérateurs spécialisés. Cependant, les autorités n’ont pas annoncé de nouveau contrat portuaire ou d’investissement logistique chiffré à l’issue des rencontres des 2 et 3 novembre. La concrétisation de ces perspectives dépendra des initiatives futures.
Les start-up et l’économie de la connaissance intégrées à la coopération
La transformation numérique et l’innovation occupent une place croissante dans les discussions économiques internationales. Lors de leur rencontre, Ahmed Attaf et Tom Berendsen ont identifié l’économie de la connaissance et les start-up parmi les domaines susceptibles de faire l’objet de nouvelles collaborations.
Cette orientation pourrait favoriser les échanges entre entreprises technologiques, structures d’accompagnement et organismes de formation des deux pays. Les possibilités de coopération peuvent notamment concerner le développement de compétences, les échanges d’expertise et la création de relations professionnelles dans les secteurs innovants.
Pour les jeunes entreprises algériennes, les partenariats internationaux représentent un moyen potentiel d’accéder à de nouveaux réseaux économiques et technologiques. Ils peuvent faciliter la connaissance de marchés étrangers et les contacts avec des partenaires disposant d’expériences complémentaires. Ces perspectives restent néanmoins conditionnées à la mise en place de programmes concrets.
Les deux ministres ont également évoqué la formation et le renforcement des capacités, deux éléments importants pour accompagner le développement des activités économiques. Aucun programme précis d’investissement dans les start-up ni dispositif de financement dédié n’a toutefois été détaillé dans le communiqué conjoint.
L’intégration de ces secteurs dans les priorités bilatérales témoigne d’une volonté d’élargir la coopération au-delà des industries traditionnelles. Les prochaines étapes permettront de déterminer si ces orientations débouchent sur des initiatives concrètes pour les entrepreneurs et les entreprises technologiques.
Une coopération économique qui pourrait favoriser les investissements
La relance du partenariat entre l’Algérie et les Pays-Bas s’inscrit dans une volonté de renforcer les relations entre les économies des deux pays. L’identification de secteurs prioritaires et la préparation d’une feuille de route peuvent contribuer à organiser les échanges entre institutions et entreprises. Elles offrent notamment un cadre pour examiner de futures possibilités d’investissement.
Pour les opérateurs économiques algériens, l’intérêt réside dans l’accès potentiel à de nouveaux partenaires, à des technologies et à des compétences spécialisées. Les entreprises néerlandaises pourraient, de leur côté, explorer les possibilités offertes par le marché algérien dans les secteurs évoqués. La réalisation de ces projets dépendra toutefois de leur faisabilité économique et des conditions de partenariat.
La coopération bilatérale s’inscrit également dans les relations plus larges entre l’Algérie et l’Union européenne. Les deux ministres ont souligné l’importance de poursuivre le dialogue afin de renforcer leur partenariat économique et de traiter les préoccupations existantes. Cette dimension peut influencer l’environnement général dans lequel les entreprises développent leurs activités commerciales.
Il convient cependant de distinguer les intentions de coopération des engagements d’investissement déjà conclus. Aucun montant global de nouveaux investissements néerlandais en Algérie n’a été annoncé dans le communiqué du 2 novembre 2026. Les résultats économiques devront donc être mesurés à partir des accords, des projets et des opérations commerciales qui seront effectivement réalisés.
L’année 2027, prochaine étape du partenariat entre l’Algérie et les Pays-Bas
La visite de Tom Berendsen à Alger marque une nouvelle étape dans la coopération économique entre l’Algérie et les Pays-Bas. Les deux pays ont identifié plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’énergie, l’agriculture, la gestion de l’eau, la logistique et les technologies. Ils ont également convenu de relancer leurs mécanismes institutionnels afin de structurer les prochaines initiatives bilatérales.
La tenue annoncée de la Commission mixte de coopération économique et technologique en 2027 constituera une échéance importante. Elle doit permettre d’élaborer une feuille de route précisant les orientations et le calendrier de coopération. En parallèle, le groupe de travail conjoint consacré à l’hydrogène et à la transition énergétique devra poursuivre les négociations engagées.
Pour l’économie algérienne, ces démarches pourraient contribuer à développer les relations commerciales et technologiques avec les Pays-Bas. Les entreprises industrielles, agricoles et numériques pourraient notamment bénéficier de nouvelles possibilités de collaboration, sous réserve de la concrétisation des projets envisagés.
À ce stade, les annonces concernent principalement le renforcement du dialogue économique et la préparation de futurs partenariats. Les investissements et contrats qui pourraient en découler restent à confirmer. Les prochaines rencontres bilatérales permettront de mesurer les avancées réalisées et leur contribution au développement des échanges entre les deux économies.
Sources : communiqué conjoint des gouvernements algérien et néerlandais, Algérie Presse Service et El Watan, 2–4 novembre 2026.
Algerian Business suit de près les partenariats internationaux, les investissements productifs et les coopérations économiques susceptibles d’accompagner la diversification de l’économie algérienne.



