Cevital recrute pour son investissement de 600 millions de dollars à Ghardaïa
Le groupe Cevital poursuit le développement de son projet agricole et industriel dans le sud de l’Algérie. L’entreprise a annoncé une nouvelle campagne de recrutement le 25 octobre 2026. Elle recherche plusieurs profils techniques pour accompagner ses activités à Mansourah, dans la wilaya de Ghardaïa. Cette initiative intervient dans le cadre d’un investissement global estimé à 600 millions de dollars.
Dans son annonce publiée sur LinkedIn, Cevital recrute notamment de jeunes diplômés intéressés par l’agriculture et l’innovation. Le groupe souhaite renforcer ses équipes pour préparer les prochaines étapes de son exploitation. Les besoins concernent les cultures, la gestion des sols et les équipements agricoles. La campagne accompagne ainsi la montée en puissance progressive du projet.
L’investissement prévoit une activité agricole associée à une unité de transformation industrielle. Le modèle repose notamment sur la culture de la betterave sucrière. L’objectif consiste à produire localement une matière première destinée à la fabrication de sucre. Le groupe entend développer une filière intégrée, depuis les champs jusqu’à la transformation industrielle.
Le montant de 600 millions de dollars correspond à l’investissement annoncé pour l’ensemble du programme. Il ne signifie pas que cette somme a déjà été intégralement dépensée. Les installations industrielles doivent encore franchir plusieurs étapes avant leur exploitation. Le recrutement représente donc une avancée dans la préparation du projet, sans constituer une annonce de son achèvement.
Cevital recrute des spécialistes de l’agriculture et de l’irrigation
La campagne vise plusieurs spécialités nécessaires au développement de l’exploitation agricole. Le groupe recherche des diplômés en production et amélioration végétale ainsi qu’en aménagement hydro-agricole. Les sciences des sols et de l’environnement figurent également parmi les domaines concernés. Ces compétences doivent accompagner la préparation et la conduite des cultures.
Les recrutements couvrent aussi la protection des sols et la mise en valeur des terres. Le groupe recherche des spécialistes du machinisme agricole pour les activités utilisant des équipements mécanisés. La phytopathologie, consacrée à l’étude des maladies des plantes, fait également partie des domaines cités. L’ensemble de ces métiers répond aux besoins techniques d’une exploitation agricole de grande superficie.
Avec cette campagne, Cevital recrute des compétences complémentaires pour structurer ses futures opérations. Les agronomes pourront notamment intervenir dans le suivi des cultures. Les spécialistes de l’irrigation participeront à la gestion des installations hydrauliques. Les professionnels du machinisme agricole contribueront à l’utilisation et à l’entretien des équipements.
Le nombre exact de postes ouverts n’a pas été communiqué dans les informations publiées. Il n’est donc pas possible de déterminer le volume immédiat des embauches. L’annonce précise toutefois les spécialités recherchées et le profil des candidats ciblés. Elle témoigne d’un besoin de compétences techniques pour poursuivre le développement du site.
Un projet agricole de 1 200 hectares consacré à la betterave sucrière
Le projet de Cevital à Mansourah prévoit une concession agricole de 1 200 hectares. Cette superficie doit accueillir des cultures destinées à alimenter la future activité industrielle. La betterave sucrière occupe une place centrale dans le modèle annoncé. Elle représente la matière première prévue pour la production locale de sucre.
Les premières plantations ont été lancées en 2024. Elles ont été accompagnées d’essais destinés à étudier l’adaptation de la culture aux conditions locales. Les équipes techniques ont notamment évalué les résultats obtenus avec la betterave sucrière. Ces travaux constituent une étape préparatoire avant le développement de la production à plus grande échelle.
Selon les données rapportées par Algérie Éco, les essais ont permis d’observer des taux d’extraction de sucre compris entre 18 % et 20 %. Ces résultats concernent les expérimentations agricoles réalisées sur le site. Ils ne doivent pas être présentés comme des rendements industriels réguliers. Les performances effectives devront être évaluées après le développement complet de l’exploitation et de ses installations de transformation.
La conduite des cultures nécessite une gestion adaptée des sols et de l’eau. Elle implique également la surveillance des plantes et l’utilisation d’équipements agricoles spécialisés. Ces besoins expliquent les différentes spécialités recherchées dans la nouvelle campagne. Ils constituent des éléments importants dans l’organisation du projet agro-industriel.
Une raffinerie de sucre prévue pour 2028
L’investissement de Cevital ne concerne pas uniquement la production agricole. Il comprend également la réalisation d’une raffinerie destinée à transformer la betterave sucrière. Selon le calendrier annoncé, sa mise en service est prévue en 2028. Cette infrastructure doit constituer la composante industrielle du projet de Mansourah.
La proximité entre l’exploitation agricole et les installations de transformation constitue l’un des principes du programme. Elle doit permettre d’organiser l’approvisionnement de la raffinerie à partir des cultures développées sur le site. Le modèle envisagé associe ainsi la production agricole à la transformation industrielle. Cette organisation vise à renforcer l’intégration de la filière sucrière.
La future usine nécessitera des équipements spécialisés et une organisation adaptée au traitement des matières premières. Son fonctionnement dépendra notamment des quantités de betteraves disponibles et des performances des installations. Les capacités annuelles de production de sucre n’ont pas été précisées dans les informations utilisées pour cet article. Il reste donc prématuré d’évaluer sa contribution chiffrée au marché national.
L’année 2028 demeure un objectif de mise en service et non une date d’exploitation déjà confirmée. Les prochains mois permettront de suivre l’évolution des travaux et des équipements industriels. La mise en fonctionnement de la raffinerie constituera une étape déterminante du programme. Elle permettra de passer d’une phase de développement à une activité de transformation industrielle.
L’eau et la logistique représentent deux enjeux majeurs
Le site de Mansourah se trouve à environ 160 kilomètres de Ghardaïa. Cet éloignement impose une organisation particulière pour le transport des équipements et l’accueil des équipes. Les activités agricoles et les travaux industriels nécessitent également des moyens logistiques adaptés. Ces contraintes font partie des caractéristiques techniques du projet.
L’approvisionnement en eau constitue un autre enjeu. Selon les informations publiées en mai 2026, un forage de 385 mètres de profondeur a été réalisé sur le site. Il fait partie des infrastructures destinées à accompagner le développement de l’exploitation. L’eau est nécessaire à la conduite des cultures ainsi qu’aux opérations de transformation industrielle.
La présence de ce forage ne permet cependant pas d’évaluer les ressources hydriques disponibles à long terme. Les volumes mobilisables et les besoins annuels du projet n’ont pas été détaillés. La gestion de l’eau restera donc un facteur important dans le fonctionnement de l’exploitation. Le suivi des cultures devra également tenir compte des conditions environnementales locales.
Les besoins en organisation expliquent aussi pourquoi Cevital recrute des spécialistes des sols, de l’irrigation et du machinisme agricole. Ces compétences doivent contribuer au fonctionnement technique des installations. Elles permettront d’accompagner les équipes dans la conduite des différentes activités. Leur mobilisation intervient avant la mise en service prévue de la raffinerie.
La pulpe et la mélasse pourraient être valorisées dans l’alimentation animale
Le modèle agro-industriel prévoit également de valoriser certains sous-produits issus de la transformation de la betterave. La pulpe et la mélasse figurent parmi les matières concernées. Elles pourraient notamment être utilisées dans l’alimentation animale. Cette orientation permettrait d’ajouter des activités complémentaires à la production principale de sucre.
La valorisation de ces sous-produits constitue un enjeu économique pour la filière. Elle peut contribuer à diversifier les débouchés issus de la transformation agricole. Elle pourrait également créer des possibilités de coopération avec d’autres opérateurs du secteur agroalimentaire. Les résultats dépendront cependant des quantités effectivement produites.
Aucun volume annuel de pulpe ou de mélasse n’a été communiqué pour les futures installations. Les revenus potentiels associés à cette valorisation ne sont pas non plus précisés. Il s’agit donc d’un volet prévu dans le projet et non d’une activité industrielle déjà opérationnelle. Sa portée économique pourra être mesurée après le démarrage de la production.
Cevital recrute dans un projet pouvant générer jusqu’à 5 000 emplois
Le développement de l’exploitation et de la raffinerie pourrait avoir des retombées importantes sur l’emploi. Selon les informations communiquées précédemment par le groupe, le projet pourrait générer jusqu’à 5 000 emplois directs et indirects à terme. Ces emplois concerneraient les activités agricoles, industrielles et les prestations associées. Ce chiffre représente un potentiel annoncé, et non des embauches déjà réalisées.
La campagne du 25 octobre 2026 porte principalement sur les compétences nécessaires à l’exploitation agricole. Elle concerne notamment les métiers de l’agronomie et les spécialités techniques. D’autres besoins pourraient apparaître avec le développement des installations industrielles. Leur importance dépendra de l’avancement du projet et de l’organisation retenue par l’entreprise.
Au-delà des emplois directs, ce type d’investissement peut mobiliser des entreprises de services et des prestataires spécialisés. Les domaines concernés peuvent comprendre la maintenance, les travaux agricoles et le transport. Les retombées réelles pour les entreprises locales dépendront toutefois des marchés attribués. Aucun bilan chiffré de ces prestations n’a encore été présenté.
Pour les jeunes diplômés, cette nouvelle campagne représente une possibilité d’intégrer un projet agricole de grande dimension. Les profils recherchés correspondent à des compétences techniques spécialisées. Ils pourraient participer au développement d’une nouvelle filière de production locale. Les résultats en matière d’emploi devront être appréciés à partir des recrutements effectivement réalisés.
Un investissement destiné à renforcer la production nationale de sucre
Le projet de Ghardaïa s’inscrit dans les initiatives de diversification des activités productives algériennes. Il associe une exploitation agricole à une future infrastructure de transformation. Cette démarche vise à développer la production de sucre à partir de betteraves cultivées localement. Elle repose sur l’intégration de plusieurs étapes de la chaîne de valeur.
Le développement d’une filière nationale de betterave sucrière pourrait contribuer à réduire certains besoins d’approvisionnement extérieur. Cet objectif dépendra néanmoins des volumes produits, des coûts et des performances industrielles. Les résultats des premiers essais agricoles devront être confirmés à plus grande échelle. La mise en service de la raffinerie constituera une étape indispensable.
L’investissement annoncé de 600 millions de dollars représente également un engagement financier important dans le secteur agroalimentaire. Il implique des besoins en infrastructures, en équipements et en ressources humaines. Sa réalisation pourrait soutenir plusieurs activités économiques dans la région de Ghardaïa. Les retombées devront cependant être mesurées au fur et à mesure de l’avancement des travaux.
La campagne de recrutement constitue, dans ce contexte, un indicateur de la mobilisation progressive des équipes du projet. Elle intervient après les premières plantations et les essais techniques. Les prochaines communications permettront de suivre le développement des cultures et des installations industrielles. Elles apporteront également des précisions sur les effectifs et les capacités de production.
De nouveaux recrutements pour accompagner la prochaine phase du projet
Avec son investissement agro-industriel à Mansourah, Cevital poursuit son objectif de développer une filière intégrée de production de sucre. Le programme prévoit une exploitation de 1 200 hectares et une raffinerie dont l’ouverture est visée en 2028. Son montant global annoncé atteint 600 millions de dollars. Les premières activités agricoles ont déjà donné lieu à des essais techniques.
En octobre 2026, Cevital recrute de nouveaux profils pour renforcer ses équipes spécialisées. La campagne cible notamment les diplômés en agronomie, irrigation, protection des végétaux et machinisme agricole. Ces métiers doivent accompagner l’évolution du projet et les besoins de l’exploitation. Le volume des postes ouverts n’a pas été précisé.
Les prochaines étapes devront confirmer les avancées agricoles et industrielles du programme. Elles permettront également d’apprécier les créations d’emplois et les perspectives de production nationale. La mise en service de la raffinerie reste l’un des principaux objectifs du projet. Pour le secteur agroalimentaire algérien, cet investissement représente une initiative importante à suivre dans la diversification économique du pays.
Sources : Cevital et Algérie Éco, mai et octobre 2026.
Algerian Business suit de près les investissements privés, les projets agro-industriels et les initiatives qui contribuent au développement de la production nationale et de l’emploi en Algérie.



