Sonatrach poursuit le renforcement de ses partenariats avec les entreprises chinoises du secteur énergétique. Le groupe algérien a signé, le 29 août 2026 à Pékin, un protocole d’entente avec Anton Oilfield Services Group, société spécialisée dans les services technologiques destinés aux champs pétrolifères.
La signature est intervenue dans le cadre de la visite en Chine du PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, accompagné d’une délégation de haut niveau. Le protocole vise à identifier des opportunités de coopération dans le secteur Oil & Gas ainsi que dans les services associés.
À ce stade, il s’agit d’un cadre de coopération et non de l’annonce de projets d’investissement finalisés. Aucun montant, calendrier ou projet industriel précis n’a été communiqué.
Sonatrach et Anton Oilfield Services ciblent plusieurs segments du secteur pétrolier
Le protocole prévoit d’évaluer plusieurs domaines techniques jugés stratégiques par les deux groupes. Parmi eux figurent le développement des ressources non conventionnelles, les gisements marginaux et les solutions d’amélioration de la récupération des hydrocarbures.
Sonatrach mentionne également les solutions EOR, ou Enhanced Oil Recovery, qui regroupent différentes techniques destinées à améliorer le taux de récupération des hydrocarbures dans les gisements.
Ces technologies peuvent permettre de prolonger l’exploitation de certains champs ou d’améliorer leur productivité, notamment lorsque les méthodes conventionnelles atteignent leurs limites.
Les ressources non conventionnelles au cœur du protocole
Le développement des ressources non conventionnelles constitue l’un des principaux axes de coopération mentionnés dans l’accord.
Sonatrach souhaite ainsi évaluer les possibilités de travailler avec Anton Oilfield Services Group sur des technologies et services adaptés à ce type de ressources. Le protocole prévoit également des échanges d’expertise technique dans ce domaine.
La coopération doit notamment porter sur le transfert de technologie et le renforcement des capacités des équipes du secteur pétrolier et gazier.
Une coopération autour des gisements marginaux
Les gisements marginaux figurent eux aussi parmi les domaines concernés par le protocole.
Ces gisements présentent généralement des volumes ou des conditions d’exploitation qui peuvent rendre leur développement plus complexe sur le plan technique ou économique. Leur valorisation peut donc nécessiter des solutions adaptées permettant d’optimiser les coûts et les performances de production.
L’expertise d’entreprises spécialisées dans les services pétroliers peut jouer un rôle important dans l’évaluation et le développement de ce type d’actifs.
La fabrication locale d’équipements également envisagée
Le protocole ne concerne pas uniquement l’exploitation des hydrocarbures. Sonatrach et Anton Oilfield Services Group souhaitent également étudier la fabrication locale d’outils de complétion et d’équipements destinés au gaz naturel.
Ce volet donne au partenariat une dimension industrielle supplémentaire. Une éventuelle localisation de la production pourrait contribuer à développer des capacités industrielles en Algérie et à réduire la dépendance à certains équipements importés.
Toutefois, le communiqué ne précise pas à ce stade quels équipements pourraient être produits localement, ni les capacités industrielles envisagées.
Un enjeu de transfert technologique
Le transfert de technologie constitue l’un des axes explicitement mentionnés dans le protocole.
La coopération doit permettre aux deux partenaires d’échanger leur expertise technique et de développer des initiatives destinées au renforcement des compétences dans le secteur pétrolier et gazier.
Pour Sonatrach, cet aspect peut accompagner la montée en compétence de ses équipes dans des domaines techniques spécialisés, en particulier les ressources non conventionnelles et les technologies avancées de production.
Anton Oilfield Services, un spécialiste des services pétroliers
Anton Oilfield Services Group est une entreprise chinoise spécialisée dans les services technologiques pour les champs pétrolifères. La société est cotée à la Bourse de Hong Kong.
Selon Sonatrach, le groupe est notamment positionné sur des technologies destinées aux activités pétrolières et gazières.
Le partenariat permet donc à Sonatrach d’examiner des coopérations avec un acteur spécialisé dans les services techniques, en complément de ses partenariats avec de grands groupes énergétiques intégrés.
Sonatrach multiplie les partenariats en Chine
La signature avec Anton Oilfield Services Group intervient dans le cadre de la visite du PDG de Sonatrach en Chine.
Elle intervient également après la signature d’un autre protocole d’entente avec Sinopec, portant sur les hydrocarbures conventionnels et non conventionnels, la pétrochimie, l’hélium, l’ingénierie pétrolière et les énergies renouvelables.
Ces différents accords montrent la volonté de Sonatrach d’élargir ses coopérations avec des partenaires chinois sur plusieurs maillons de la chaîne énergétique.
Une coopération encore au stade de l’évaluation
Le protocole signé avec Anton Oilfield Services Group ouvre plusieurs pistes de coopération, mais ne constitue pas encore un contrat d’investissement ou de réalisation.
Les deux groupes doivent désormais évaluer les opportunités identifiées et déterminer lesquelles peuvent déboucher sur des projets concrets.
Les prochaines étapes permettront donc de mesurer la portée réelle du partenariat, notamment dans les ressources non conventionnelles, les technologies EOR et la fabrication locale d’équipements.
Algerian Business suit de près les partenariats technologiques et industriels de Sonatrach ainsi que les projets susceptibles de renforcer les capacités du secteur énergétique algérien.
Sources : Sonatrach, Algérie Eco.



