L’Algérie pourra relever sa production pétrolière à partir de septembre 2026. Réunis le 2 août par visioconférence, sept pays membres de l’Opep+ ont décidé d’augmenter leur production globale de 188 000 barils par jour.
Cette réunion a rassemblé l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie. Ces pays avaient mis en œuvre des réductions volontaires afin de contribuer à l’équilibre du marché pétrolier international.
L’Algérie était représentée par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab.
Le quota pétrolier de l’Algérie augmente de 6 000 barils par jour
La décision de l’Opep+ permettra à l’Algérie d’augmenter sa production autorisée de 6 000 barils par jour en septembre.
Le quota pétrolier de l’Algérie passera ainsi à 1,007 million de barils par jour. Le pays franchira donc à nouveau le seuil symbolique d’un million de barils quotidiens dans le cadre de ce rétablissement progressif de la production.
Cette hausse reste toutefois inférieure à l’augmentation globale décidée par les sept pays. Les 188 000 barils supplémentaires par jour seront répartis entre les différents participants selon les niveaux de production qui leur sont attribués.
Le ministère des Hydrocarbures précise que cette décision achève le démantèlement progressif des ajustements volontaires mis en place en avril 2023.
L’Opep+ poursuit le rétablissement progressif de la production
Les réductions volontaires avaient été adoptées par plusieurs membres de l’Opep+ afin d’accompagner la stabilité du marché pétrolier.
La décision prévue pour septembre s’inscrit donc dans un processus progressif. Elle ne correspond pas à une augmentation générale et immédiate de la production de l’ensemble des membres de l’organisation.
Les sept pays concernés ont également réaffirmé leur volonté de maintenir une coordination étroite. Ils ont insisté sur la nécessité de suivre en permanence l’évolution du marché pétrolier international.
Cette surveillance doit permettre aux pays producteurs d’adapter leurs décisions en fonction de l’offre, de la demande et des conditions observées sur le marché.
Le JMMC examine le respect des engagements de production
Après la réunion des sept pays, Mohamed Arkab a participé à la 67e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi, également appelé JMMC.
Ce comité réunit l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït, le Nigeria et le Venezuela, ainsi que le Kazakhstan et la Russie.
Les participants ont examiné le niveau de respect des engagements pris par les pays membres concernant les réductions volontaires de production durant les mois de mai et juin 2026.
À l’issue de cette évaluation, le comité a salué les efforts accomplis par les pays concernés. Il a néanmoins rappelé que le respect strict et continu des décisions collectives reste essentiel pour préserver la stabilité du marché pétrolier international.
Cette position confirme que le relèvement des niveaux de production reste accompagné de mécanismes de contrôle. Les pays participants doivent continuer à respecter les volumes fixés dans le cadre des décisions communes.
Une décision suivie par Sonatrach et l’ALNAFT
Les deux réunions se sont déroulées en présence de responsables majeurs du secteur énergétique algérien.
Le président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, ainsi que le président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, Abdelkader Cherfaoui, ont notamment assisté aux travaux.
Leur présence souligne l’importance de ces décisions pour le secteur pétrolier national. Elles déterminent directement le niveau de production que l’Algérie est autorisée à atteindre dans le cadre de sa participation aux engagements de l’Opep+.
Cependant, le communiqué ne fournit pas d’estimation concernant l’incidence financière de cette hausse sur les recettes algériennes. Il ne précise pas non plus le volume effectivement produit par le pays au moment de la réunion.
De nouvelles réunions prévues en septembre et en octobre
Le groupe des sept pays doit se réunir à nouveau le 6 septembre 2026. Cette prochaine rencontre permettra de poursuivre l’évaluation du marché et d’examiner les décisions relatives aux niveaux de production.
La 68e réunion du JMMC est, quant à elle, programmée pour le 4 octobre 2026.
D’ici là, les membres continueront à suivre l’évolution du marché pétrolier et le respect des engagements pris par les pays producteurs.
Le relèvement du quota pétrolier de l’Algérie à 1,007 million de barils par jour constitue ainsi une nouvelle étape dans le rétablissement progressif de sa production. Cette évolution reste encadrée par les décisions collectives de l’Opep+ et par le suivi régulier du respect des volumes attribués.
Algerian Business suit de près l’évolution du marché pétrolier et les décisions énergétiques ayant un impact sur l’économie algérienne.
Sources : ministère des Hydrocarbures, Opep+, Algérie Eco.



