INATEL en Afrique poursuit une nouvelle étape de son développement avec le projet Kinshasa Kia Mona en République démocratique du Congo. L’entreprise publique algérienne a signé, dans le cadre d’un consortium avec PGS Africa et DABYAN, un protocole d’accord avec la Coordination permanente du Comité stratégique pour la supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo.
L’accord s’inscrit dans le projet stratégique Kinshasa Kia Mona. Il vise à développer un programme technologique intégré destiné à accompagner la nouvelle ville dans plusieurs domaines liés au numérique, aux paiements électroniques et aux services technologiques.
À ce stade, il s’agit d’un protocole d’accord. Les projets, investissements, calendriers de déploiement et montants financiers restent donc à préciser.
INATEL rejoint le projet Kinshasa Kia Mona
Le protocole prévoit le développement d’un écosystème technologique autour de la future extension de Kinshasa.
Le programme doit notamment intégrer des solutions numériques, des systèmes de paiement électronique, des équipements technologiques et des services associés.
Pour INATEL, cette opération représente une nouvelle étape dans sa stratégie d’expansion sur le continent africain.
Les paiements électroniques au cœur de la contribution d’INATEL
INATEL dispose d’une expertise dans les technologies de paiement électronique.
Dans le cadre du projet, l’entreprise doit contribuer au déploiement de solutions de paiement et d’équipements numériques aux côtés de ses partenaires.
Cette expertise constitue l’un des principaux axes de contribution de l’entreprise algérienne au projet Kinshasa Kia Mona.
Un Centre d’innovation et d’excellence technologique prévu
Le protocole prévoit également la création d’un Centre d’innovation et d’excellence technologique.
Cette structure doit être consacrée au développement des compétences dans plusieurs domaines stratégiques, notamment les technologies numériques, les systèmes de paiement, la cybersécurité et l’intelligence artificielle appliquée.
L’objectif annoncé est de créer un environnement favorable à la formation de compétences locales et à la diffusion de savoir-faire technologique.
Cybersécurité et intelligence artificielle dans le périmètre du projet
Le projet ne se limite pas aux paiements électroniques.
La cybersécurité et l’intelligence artificielle appliquée figurent parmi les domaines identifiés dans le cadre du futur centre technologique.
Ces segments peuvent jouer un rôle important dans le développement d’une infrastructure numérique moderne et dans l’accompagnement de services urbains plus digitalisés.
Un transfert de savoir-faire vers les compétences locales
Le transfert de savoir-faire constitue également un axe important du protocole.
La future structure doit contribuer à la formation de talents locaux dans plusieurs domaines technologiques.
L’objectif est de constituer progressivement un vivier de compétences en RDC, tout en favorisant le développement d’expertises techniques et technologiques.
Des emplois qualifiés potentiellement créés
Selon les informations communiquées, le projet doit aussi contribuer à la création d’emplois qualifiés.
Le développement d’un centre technologique et le déploiement de solutions numériques peuvent générer des besoins en ingénierie, cybersécurité, intelligence artificielle, paiement électronique et maintenance.
À ce stade, aucun chiffre précis sur le nombre d’emplois attendus n’a toutefois été communiqué.
Une nouvelle étape après le Nigeria
Le projet en RDC intervient après une première opération d’exportation de terminaux de paiement électronique vers le Nigeria.
Cette opération avait déjà marqué une première étape dans l’internationalisation d’INATEL sur le continent africain.
Avec Kinshasa Kia Mona, l’entreprise cherche désormais à aller plus loin en s’impliquant dans un programme technologique plus large et plus structuré.
Une stratégie d’expansion africaine plus affirmée
INATEL semble ainsi renforcer progressivement sa présence au-delà du marché national.
Après l’exportation de solutions de paiement, l’entreprise se positionne désormais sur un projet qui associe infrastructure numérique, innovation, transfert de compétences et services technologiques.
Cette évolution traduit une stratégie d’expansion plus ambitieuse sur les marchés africains.
Une entreprise publique au positionnement technologique diversifié
INATEL est une entreprise industrielle publique spécialisée dans plusieurs domaines, notamment l’électronique, la connectivité, la téléphonie, la télésurveillance et les technologies d’accès.
Elle relève du groupe public industriel ENTC, lui-même rattaché à la holding ELEC EL DJAZAIR.
Cette base industrielle et technologique lui permet de se positionner sur des projets variés, en Algérie comme à l’international.
Un levier pour la coopération Algérie-RDC
Le projet Kinshasa Kia Mona peut également renforcer la coopération économique et technologique entre l’Algérie et la République démocratique du Congo.
La présence d’une entreprise publique algérienne dans un projet stratégique urbain en Afrique centrale peut ouvrir la voie à de nouvelles collaborations entre entreprises et institutions des deux pays.
Elle peut aussi améliorer la visibilité des technologies et du savoir-faire algériens sur les marchés africains.
Un projet encore à concrétiser
Le protocole signé constitue une étape importante, mais plusieurs éléments restent encore à définir.
Aucun montant d’investissement, calendrier précis ni volume d’équipements à déployer n’a été communiqué.
Les prochaines étapes permettront donc de voir comment le programme sera structuré et quels volets seront déployés en priorité.
Algerian Business suit de près l’expansion des entreprises technologiques algériennes en Afrique et les projets susceptibles de renforcer leur présence sur les marchés du continent.
Sources : INATEL, Algérie Eco.



