Giplait et Bellakt préparent une joint-venture destinée à produire du lait infantile en Algérie. Le groupe laitier public algérien et l’entreprise biélorusse ont signé, le 15 septembre 2026 à Alger, un protocole d’accord constituant une nouvelle étape dans les discussions engagées autour de ce projet industriel.
Le document a été signé par Samah Lahlouh, PDG du groupe Giplait, et Lupik Vitaly, directeur général de Bellakt. Selon le communiqué de Giplait relayé par l’APS, ce protocole doit permettre aux deux entreprises d’échanger les informations nécessaires avant la création envisagée de leur coentreprise.
Les discussions doivent également permettre d’élaborer le plan d’action de la future structure. L’objectif affiché est clair : préparer les conditions permettant de développer une production de lait infantile en Algérie à travers un partenariat entre les deux groupes.
Giplait et Bellakt avancent vers une future joint-venture
La signature du protocole d’accord ne constitue pas encore la création de la joint-venture. Elle représente une étape préparatoire permettant aux partenaires d’approfondir leurs échanges avant une éventuelle concrétisation du projet.
Giplait indique ainsi que le protocole permettra « l’échange d’informations entre les deux parties », en prélude à la création de la future coentreprise.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de cadres du groupe public algérien et de Bellakt, ainsi que d’une représentante du ministère biélorusse de l’Agriculture.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité des discussions déjà engagées entre les deux entreprises. Les travaux portent désormais sur la préparation du projet de production et sur l’élaboration du plan d’action de la future joint-venture.
Produire du lait infantile en Algérie
Le principal enjeu industriel du partenariat réside dans la volonté de développer une capacité de production locale de lait infantile.
La création envisagée d’une coentreprise permettrait à Giplait de s’associer à un industriel spécialisé sur ce segment. Bellakt est une entreprise biélorusse active dans la production de produits laitiers et d’alimentation infantile.
Pour Giplait, le projet représenterait une diversification supplémentaire de ses activités dans l’industrie laitière. Il permettrait également au groupe public de se positionner sur un produit nécessitant des procédés industriels et des exigences spécifiques en matière de fabrication et de qualité.
La rencontre organisée à Alger a d’ailleurs permis à la délégation biélorusse de découvrir les produits développés par Giplait et, selon le communiqué du groupe algérien, d’en constater « la qualité et la diversité ».
Un projet industriel dont les contours restent à définir
Si l’objectif de production de lait infantile est désormais clairement identifié, plusieurs caractéristiques essentielles du projet ne sont pas encore connues.
Aucun montant d’investissement n’a été communiqué. Les partenaires n’ont pas non plus précisé la répartition envisagée du capital de la future joint-venture, sa localisation industrielle ou sa capacité annuelle de production.
Le calendrier de création de la coentreprise et la date éventuelle de lancement de la production restent également à déterminer.
Il convient donc, à ce stade, de parler d’un projet de joint-venture en préparation et non d’une nouvelle usine déjà décidée ou en construction.
Le protocole signé doit justement permettre aux deux entreprises de poursuivre leurs travaux afin de définir les conditions techniques et opérationnelles nécessaires à la concrétisation du partenariat.
Bellakt apporte son expertise dans les produits laitiers
Le choix de Bellakt donne au projet une dimension industrielle particulière. L’entreprise biélorusse dispose d’une activité spécialisée dans les produits laitiers et l’alimentation destinée aux enfants.
Dans le cadre du partenariat envisagé, cette expertise pourrait constituer l’un des apports de la partie biélorusse au projet développé avec Giplait.
Les informations communiquées à ce stade ne précisent toutefois pas les modalités d’un éventuel transfert de technologie, ni les équipements, procédés industriels ou savoir-faire qui seraient apportés à la future coentreprise.
Ces éléments devront être précisés au fur et à mesure de l’avancement des discussions et de l’élaboration du plan d’action entre les deux partenaires.
Une nouvelle perspective pour l’industrie laitière algérienne
La concrétisation d’une production de lait infantile ajouterait un nouveau segment aux activités industrielles développées localement dans la filière laitière.
Pour Giplait, le projet s’inscrirait dans une logique de diversification vers une catégorie de produits à plus forte spécialisation. La future joint-venture pourrait également constituer une nouvelle forme de coopération industrielle entre une entreprise publique algérienne et un partenaire étranger.
L’enjeu dépassera néanmoins la seule signature d’un accord de coopération. La portée industrielle réelle du projet dépendra notamment des capacités de production retenues, du niveau d’intégration locale, des investissements mobilisés et des modalités du partenariat.
Ces données n’ayant pas encore été communiquées, il faudra attendre les prochaines étapes des discussions entre Giplait et Bellakt pour mesurer l’ampleur du projet.
Le protocole ouvre désormais la phase de préparation
La signature du 15 septembre constitue donc avant tout le passage à une nouvelle phase de travail entre les deux entreprises.
Après les premières discussions consacrées au principe d’une production de lait infantile en Algérie, Samah Lahlouh et Lupik Vitaly disposent désormais d’un cadre permettant aux équipes des deux groupes de poursuivre les échanges nécessaires à la préparation de la future joint-venture.
La prochaine étape devrait permettre de préciser le modèle industriel et économique du projet ainsi que son plan d’action.
Si ces discussions aboutissent, Giplait et Bellakt pourraient ainsi créer une nouvelle capacité industrielle spécialisée dans le lait infantile en Algérie. Pour l’heure, le projet demeure cependant au stade préparatoire et aucune annonce de création définitive de la coentreprise n’a encore été faite.
Algerian Business suit de près les nouveaux partenariats industriels et les projets de production locale susceptibles de contribuer au développement des filières stratégiques en Algérie.
Sources : Giplait, APS, Algérie Eco.



