Un accord pour ouvrir le marché chinois au marbre algérien
Le marbre algérien pourrait renforcer sa présence sur les marchés internationaux. À l’issue de la 60e édition de Marmomac, qui s’est tenue du 22 au 25 septembre 2026 à Vérone, l’entreprise algérienne Sarl Nour a conclu un accord avec un opérateur italien.
Selon le communiqué du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, relayé par l’APS, cet accord ouvre la voie à l’exportation du marbre algérien vers le marché chinois.
L’annonce constitue l’un des principaux résultats commerciaux de la participation algérienne au salon. À ce stade, ni le volume de marbre concerné, ni la valeur financière de l’accord, ni le calendrier des premières expéditions n’ont été communiqués.
Il convient donc de parler d’une perspective d’exportation vers la Chine et non d’exportations déjà engagées ou réalisées.
Sarl Nour signe avec un opérateur italien
La configuration de l’accord est également intéressante sur le plan commercial. L’entreprise algérienne a conclu son partenariat avec un opérateur italien, tandis que le débouché visé est le marché chinois.
Le ministère du Commerce extérieur considère que cet accord témoigne de l’intérêt porté au produit algérien sur les marchés internationaux et de sa capacité à intégrer davantage les circuits commerciaux mondiaux.
Aucune information supplémentaire n’a toutefois été publiée concernant l’identité de l’opérateur italien, les modalités commerciales de l’accord ou le rôle qu’il exercera dans l’accès au marché chinois.
Ces éléments seront déterminants pour apprécier l’ampleur économique du partenariat une fois les premières opérations commerciales annoncées.
Cinq entreprises algériennes présentes à Marmomac
L’accord intervient dans le cadre d’une participation plus large de l’Algérie à Marmomac. Cinq entreprises économiques nationales spécialisées dans la production et la transformation du marbre et des pierres naturelles ont participé à cette 60e édition sous l’égide du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations.
Le pavillon algérien comprenait également des représentants du ministère ainsi que de la Fédération algérienne des minerais et de l’industrie de la pierre.
Marmomac constitue un rendez-vous international spécialisé dans le marbre, les pierres naturelles, leur transformation et les technologies associées. Pour cette édition, des entreprises et opérateurs issus de 54 pays étaient annoncés.
Pour les entreprises algériennes, la participation avait notamment pour objectif de présenter leurs capacités de production et de transformation, rencontrer des acheteurs et partenaires potentiels et prospecter de nouveaux débouchés.
Des opportunités également recherchées sur le marché italien
La participation algérienne ne s’est pas limitée à la perspective chinoise. Des échanges ont également eu lieu avec les responsables du salon et le président de la Chambre de commerce de Vérone.
Les discussions ont notamment porté sur les possibilités de développer la coopération et de faciliter l’accès des produits algériens à Vérone et aux régions du nord de l’Italie, où une demande pour ce type de produits a été évoquée.
Cette dimension pourrait offrir un second axe de développement commercial pour les entreprises algériennes de la filière. L’Italie occupe par ailleurs une place importante dans l’écosystème international du marbre et de la pierre naturelle, ce qui explique l’intérêt d’une présence algérienne à Marmomac.
Pour les producteurs nationaux, l’enjeu consiste désormais à convertir les rencontres professionnelles réalisées pendant le salon en contrats et en flux commerciaux effectifs.
Le marbre dans la stratégie des exportations hors hydrocarbures
Au-delà de Sarl Nour, cette participation s’inscrit dans la stratégie visant à élargir la base des exportations algériennes hors hydrocarbures.
Le ministère cherche notamment à accompagner les entreprises disposant d’un potentiel exportateur, à faciliter leur mise en relation avec des partenaires étrangers et à améliorer la présence des produits algériens sur les marchés internationaux.
Le marbre et les pierres naturelles s’inscrivent dans cette logique puisqu’ils associent une ressource disponible localement à des activités de transformation susceptibles d’accroître la valeur ajoutée avant exportation.
L’enjeu économique ne repose donc pas uniquement sur l’extraction. La capacité des entreprises à transformer, travailler et commercialiser la pierre sous des formes répondant aux exigences des marchés internationaux peut permettre de capter une part plus importante de la valeur.
De la prospection commerciale aux premières exportations
L’accord conclu à Vérone constitue une première étape, mais son impact économique devra être évalué à partir de sa concrétisation.
Le communiqué officiel ne précise pas encore les quantités qui pourraient être exportées vers la Chine, les produits concernés, la valeur du contrat ou la date d’une éventuelle première livraison. Il ne permet pas non plus d’établir qu’un contrat ferme d’approvisionnement d’un volume déterminé a déjà été conclu.
Cette distinction est importante : l’accord ouvre la voie au marché chinois, selon le ministère, mais les exportations devront encore être matérialisées par des opérations commerciales.
Pour Sarl Nour comme pour les autres entreprises algériennes présentes à Marmomac, la prochaine étape sera donc de transformer cette visibilité internationale et les contacts établis en commandes effectives.
Si cette perspective se concrétise, l’accès au marché chinois constituerait un nouveau débouché pour le marbre algérien et participerait à la recherche de marchés supplémentaires pour les produits industriels et miniers transformés hors hydrocarbures.
Algerian Business suit de près le développement des exportations hors hydrocarbures et l’internationalisation des entreprises algériennes à travers l’ouverture de nouveaux marchés.
Sources : Ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Algérie Presse Service (APS), Algérie Eco



