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L’usine de lait en poudre de Baladna Algérie atteint 28 % d’avancement à Adrar

L'usine de lait en poudre de Baladna Algérie, en construction dans la wilaya d'Adrar, affiche un taux d'avancement de 28 % au 19 octobre 2026. Cette installation fait partie d'un projet agro-industriel algéro-qatari estimé à 3,5 milliards de dollars. En parallèle, les préparatifs se poursuivent pour accueillir les premières vaches laitières en provenance des États-Unis, attendues fin novembre. À terme, le complexe vise une production annuelle de 1,7 milliard de litres de lait, avec pour objectif de renforcer la filière laitière nationale.

23 octobre 2026
in Actualités, Économie, Entreprises
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Chantier de l'usine de lait en poudre Baladna Algérie à Timokten, dans la wilaya d'Adrar

L'usine de lait en poudre de Baladna Algérie à Adrar affiche un taux d'avancement de 28 % au 19 octobre 2026. Crédit photo : Wilaya d'Adrar.

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L’usine de lait en poudre de Baladna Algérie atteint 28 % de réalisation

Le projet intégré Baladna Algérie franchit une nouvelle étape dans la wilaya d’Adrar. Le 19 octobre 2026, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, s’est rendu sur plusieurs chantiers du complexe agro-industriel. Cette visite a permis d’évaluer la progression des infrastructures agricoles, d’élevage et de transformation. Elle s’inscrit dans le suivi de cet investissement développé en partenariat entre l’Algérie et le Qatar.

Dans la commune de Timokten, le ministre a inspecté la parcelle numéro 1, destinée à accueillir l’usine de lait en poudre. Selon le bilan présenté lors de cette visite, les travaux de construction affichent un taux d’avancement de 28 %. Les responsables du projet ont notamment détaillé la progression des unités d’évaporation et de séchage. Ces installations constituent des équipements essentiels au processus industriel de fabrication de lait en poudre.

Le ministre a insisté sur la coordination entre les entreprises et les différents intervenants mobilisés sur le chantier. Il a également demandé un suivi régulier des travaux et le respect des délais de réalisation. Le taux de 28 % concerne précisément la construction de l’usine et ne représente pas l’avancement global de l’ensemble du projet. Les informations communiquées ne précisent pas de nouvelle date de mise en service de cette installation.

Un investissement algéro-qatari estimé à 3,5 milliards de dollars

Le projet Baladna Algérie représente un investissement annoncé de 3,5 milliards de dollars. Il associe le Fonds national d’investissement (FNI) et la société qatarie Baladna. Son développement repose sur une organisation intégrée, réunissant les activités agricoles, l’élevage bovin et la transformation industrielle. Cette approche vise à créer une chaîne de production reliant les différentes étapes de la filière laitière.

Le complexe doit notamment produire une partie des cultures destinées à l’alimentation des animaux. Il comprend également des infrastructures d’élevage, de traite et de transformation du lait. Le programme prévoit par ailleurs le développement d’activités liées à la production de viande rouge. Ces différentes composantes doivent fonctionner de manière complémentaire à mesure que le projet avancera.

L’investissement couvre une superficie totale annoncée de 219 000 hectares dans la wilaya d’Adrar. Cette dimension permet de mesurer l’importance des aménagements agricoles et industriels prévus. Elle implique aussi la mise en place d’équipements d’irrigation, de bâtiments d’élevage et d’infrastructures techniques. Le développement de ces installations constituera l’un des principaux facteurs de progression du projet.

Les premières vaches laitières attendues fin novembre 2026

La préparation de l’arrivée du premier contingent de bovins constitue une autre étape importante. Selon les informations communiquées lors de la visite ministérielle, les premières vaches laitières devraient arriver vers la fin novembre 2026. Le programme prévoit l’importation de 30 000 vaches en provenance de neuf États américains, sur une période de dix mois. Ces animaux doivent contribuer à la constitution progressive du cheptel destiné au complexe.

Dans ce cadre, Sid Ali Khaldi a inspecté le chantier d’un enclos d’isolement et de quarantaine situé à proximité de l’aérodrome d’Adrar. Cette infrastructure doit accueillir les bovins importés avant leur transfert vers les installations d’élevage. Les préparatifs concernent notamment les conditions sanitaires, l’organisation logistique et le suivi vétérinaire. Les responsables doivent veiller à la prise en charge des animaux durant cette phase de réception.

Le programme d’importation annoncé ne signifie pas que les 30 000 bovins sont déjà présents sur le site. Leur arrivée doit s’effectuer progressivement selon le calendrier prévu. La réception des premiers animaux représentera une étape dans le déploiement des activités d’élevage. Elle devra s’accompagner de la mise à disposition des bâtiments et des équipements nécessaires.

Un objectif de 224 000 bovins et 1,7 milliard de litres de lait par an

À Fenoughil, le ministre a inspecté la parcelle numéro 2, destinée à accueillir une ferme d’élevage bovin. Les installations prévues comprennent notamment 492 étables, ainsi que différents équipements liés à l’élevage et à la production laitière. Les responsables ont présenté l’état de préparation du site avant l’arrivée du premier contingent d’animaux. Cette infrastructure constitue l’une des composantes majeures du complexe.

Selon les données présentées lors de la visite, Baladna Algérie vise à terme la constitution d’un cheptel de 224 000 têtes de bovins. Le projet prévoit également une production annuelle estimée à 1,7 milliard de litres de lait. Ces objectifs correspondent aux capacités envisagées lorsque les installations auront atteint leur développement prévu. Ils ne constituent pas les volumes de production actuels.

L’augmentation progressive du cheptel devra accompagner la montée en puissance des installations agricoles et industrielles. Elle suppose notamment une disponibilité suffisante en alimentation animale et en infrastructures adaptées. Le développement des équipements de transformation devra également suivre les capacités de production de lait. La réalisation de ces différentes étapes conditionnera l’atteinte des objectifs annoncés.

L’irrigation et les cultures fourragères au cœur du modèle industriel

Le projet Baladna Algérie comprend un important volet consacré à la production agricole. L’objectif est de développer les cultures nécessaires à l’alimentation du cheptel et de renforcer l’intégration des activités sur un même complexe. Dans la wilaya d’Adrar, cette orientation nécessite la préparation de surfaces agricoles et l’installation de systèmes d’irrigation. Le ministre a ainsi inspecté les équipements mobilisés sur les périmètres concernés.

Le programme prévoit la production de 2,5 millions de tonnes de fourrage, avec plus de six cultures différentes. Il comprend également l’installation de 1 400 pivots d’irrigation agricole. Ces équipements doivent permettre l’arrosage des superficies consacrées notamment aux cultures fourragères. Les opérations de labour et de préparation des terres figurent parmi les travaux suivis par les responsables du projet.

La gestion des ressources hydriques représente un enjeu important dans cette région saharienne. Les besoins en eau concernent à la fois les cultures, l’élevage et les installations de production. Le fonctionnement du complexe dépendra donc de la disponibilité des ressources et de la performance des systèmes d’irrigation. Les informations publiées ne fournissent toutefois pas de bilan détaillé sur les volumes d’eau que le projet devrait consommer.

Baladna Algérie prévoit des recrutements progressifs à partir de 2027

Au-delà de la production laitière, le projet comporte également un volet consacré à l’emploi. Début septembre 2026, Baladna Algérie a annoncé une campagne de recrutement destinée à pourvoir progressivement 1 000 postes en 2027. À plus long terme, l’entreprise affiche un objectif de 5 000 emplois directs. Ces recrutements doivent accompagner la mise en place des différentes activités du complexe.

Les besoins concernent notamment les métiers agricoles, l’élevage, la maintenance et les activités de transformation industrielle. Le développement d’un projet intégré nécessite en effet plusieurs catégories de compétences techniques et opérationnelles. La montée en charge des installations devrait déterminer le rythme des embauches. Les chiffres annoncés correspondent à des objectifs de recrutement et non à des emplois déjà créés.

Le ministre de l’Agriculture a également mis en avant les retombées attendues pour l’emploi direct et indirect. Les activités agricoles et industrielles pourraient mobiliser plusieurs intervenants au niveau local. Leur importance dépendra notamment de l’avancement des chantiers et du fonctionnement futur du complexe. Aucun bilan complet des emplois effectivement créés n’a été communiqué lors de cette visite.

Une production nationale destinée à réduire les importations de lait en poudre

Le développement de Baladna Algérie s’inscrit dans les efforts visant à renforcer les capacités nationales de production laitière. Le projet doit associer l’élevage et la transformation du lait afin de contribuer à l’approvisionnement du marché national. Cette orientation répond notamment à la volonté de réduire la dépendance aux importations de lait en poudre. Elle suppose une progression simultanée des capacités agricoles et industrielles.

Lors de sa visite, Sid Ali Khaldi a présenté Baladna comme un « modèle intégré de chaînes de valeur, alliant la mise en valeur agricole, la production et l’industrie de transformation ». Le ministre a souligné les retombées attendues sur la réduction de la facture des importations et la création d’emplois. Cette appréciation s’appuie sur le caractère intégré du programme, qui regroupe plusieurs activités complémentaires. La transformation industrielle occupe une place centrale dans cette organisation.

L’impact réel sur les importations ne pourra toutefois être évalué qu’après la mise en production des installations. Il dépendra des quantités de lait transformées et effectivement disponibles sur le marché national. Les économies potentielles devront également être appréciées au regard de l’évolution des besoins du pays. Les données disponibles ne permettent pas encore de chiffrer une réduction effective de la facture d’importation.

Les prochaines étapes du complexe agro-industriel à Adrar

Le taux d’avancement de 28 % de l’usine de lait en poudre apporte un nouvel indicateur sur la réalisation du projet Baladna Algérie. Il intervient alors que les préparatifs se poursuivent pour accueillir les premiers bovins en novembre 2026. Le développement des étables, des cultures fourragères et des systèmes d’irrigation constitue une autre priorité. Ces activités devront progresser de manière coordonnée pour permettre la mise en œuvre du modèle intégré.

L’investissement annoncé de 3,5 milliards de dollars réunit ainsi plusieurs objectifs économiques et industriels. Il vise le développement de la production laitière, la transformation sur le territoire national et la création d’emplois. Le programme doit également contribuer à renforcer les activités agricoles dans la wilaya d’Adrar. Ses résultats dépendront du respect des prochaines étapes de construction et d’exploitation.

Les futures communications permettront de suivre l’évolution du chantier industriel et la réception effective des premiers bovins. Elles devront aussi préciser le calendrier de démarrage de la production. À terme, l’enjeu sera de convertir les capacités annoncées en volumes réellement produits. L’avancement des installations et la montée en puissance du complexe constitueront les principaux indicateurs à observer.

Sources : Algérie Éco, « Projet Baladna Algérie ; Agence Presse Service (APS) ; informations communiquées par les services de la wilaya d’Adrar.

Algerian Business suit de près l’évolution du projet Baladna Algérie, les investissements agro-industriels et le développement des capacités nationales de production et de transformation laitière.

Tags: Adraragro-industrieBaladna Algérieindustrie laitièreInvestissement algéro-qatarilait en poudreproduction nationaleSid Ali Khaldi
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