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L’Algérie et le Bangladesh signent un accord de coopération dans les hydrocarbures

L'Algérie et le Bangladesh ont signé, le 20 octobre 2026 à Alger, un mémorandum d'entente destiné à développer leur coopération dans les hydrocarbures. Cet accord prévoit notamment d'examiner les possibilités d'approvisionnement du Bangladesh en gaz naturel liquéfié (GNL) algérien. Il ouvre également des perspectives dans le pétrole, les infrastructures énergétiques et les investissements. Cette signature intervient après plusieurs semaines de discussions entre les deux pays.

21 octobre 2026
in Actualités, Économie, Énergie et industrie, Monde
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Mohamed Arkab et Iqbal Hassan Mahmood lors de la signature de l'accord sur les hydrocarbures entre l'Algérie et le Bangladesh

L'Algérie et le Bangladesh ont signé le 20 octobre 2026 un mémorandum de coopération dans les hydrocarbures.

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L’Algérie et le Bangladesh signent un mémorandum dans les hydrocarbures

L’Algérie et le Bangladesh franchissent une nouvelle étape dans leur coopération énergétique. Le 20 octobre 2026, les deux pays ont signé à Alger un mémorandum d’entente consacré au développement de leurs relations dans les hydrocarbures. Mohamed Arkab, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, a signé ce document avec son homologue bangladais, Iqbal Hassan Mahmood. La cérémonie s’est déroulée dans le cadre de la visite de travail de la délégation bangladaise en Algérie.

Selon le ministère algérien des Hydrocarbures, cet accord doit établir un cadre de coopération couvrant plusieurs activités pétrolières et gazières. Les discussions concernent notamment l’exploration, la production, le transport, la transformation et la commercialisation. Les deux pays souhaitent également examiner les opportunités d’investissement et le développement d’infrastructures associées. Ces orientations doivent permettre d’identifier des projets économiques présentant un intérêt commun.

Le mémorandum constitue une avancée par rapport aux premières discussions engagées en septembre. Il ne correspond toutefois pas à un contrat commercial définitif de fourniture de gaz. Les autorités n’ont annoncé ni volume ferme de livraison, ni prix contractuel, ni calendrier d’expédition. Les prochaines étapes devront préciser les conditions de réalisation des coopérations envisagées.

Le Bangladesh étudie des importations de GNL algérien

L’approvisionnement en gaz naturel liquéfié constitue l’un des principaux enjeux commerciaux des échanges entre Alger et Dacca. Le Bangladesh souhaite diversifier ses fournisseurs afin de renforcer la sécurité de ses approvisionnements énergétiques. De son côté, l’Algérie pourrait développer de nouveaux débouchés pour son GNL en Asie. Cette perspective figure parmi les possibilités examinées dans le cadre de la coopération bilatérale.

Selon des informations publiées le 16 septembre 2026 par la plateforme spécialisée Attaqa, le Bangladesh envisageait l’achat de dix cargaisons de GNL algérien par an. Le média citait des sources proches des discussions entre les deux pays. Cette hypothèse concernait un éventuel accord d’approvisionnement encore au stade des négociations. Les autorités algériennes n’ont pas confirmé la conclusion d’un contrat portant sur ce volume.

La réalisation d’un tel approvisionnement dépendrait notamment des conditions commerciales et logistiques. Les parties devraient s’entendre sur les prix, les modalités de livraison et le transport maritime. Le volume définitif des achats devrait également faire l’objet d’un engagement contractuel spécifique. Le mémorandum signé le 20 octobre ne remplace donc pas ces négociations.

Sonatrach et les entreprises bangladaises au cœur des perspectives de partenariat

Les premiers échanges officiels consacrés à la coopération énergétique avaient eu lieu le 10 septembre 2026. Mohamed Arkab et Iqbal Hassan Mahmood avaient alors participé à une réunion par visioconférence. Le PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, figurait également parmi les participants. Des responsables des entreprises énergétiques bangladaises avaient pris part aux discussions.

La rencontre avait notamment associé des représentants de Petrobangla et de la Bangladesh Petroleum Corporation. Les échanges portaient sur l’approvisionnement en GNL, la coopération dans le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et les infrastructures énergétiques. Les deux parties avaient aussi évoqué les possibilités de partenariat entre Sonatrach et les entreprises bangladaises. Cette première réunion avait posé les bases des discussions poursuivies en octobre.

Le mémorandum signé le 20 octobre prévoit d’encourager les coopérations entre les entreprises nationales concernées. Il mentionne notamment les perspectives d’échanges avec Sonatrach dans différents segments des hydrocarbures. La coopération pourrait porter sur des études techniques, le partage d’informations et le développement des compétences. Aucun nouveau contrat industriel distinct n’a cependant été annoncé dans le cadre de cette signature.

Un accord qui couvre aussi le pétrole et les produits raffinés

Les discussions entre l’Algérie et le Bangladesh ne se limitent pas au gaz naturel liquéfié. Le mémorandum prévoit également d’examiner les possibilités d’approvisionnement en pétrole brut et en produits pétroliers raffinés. Le GPL figure aussi parmi les produits concernés par les perspectives de coopération commerciale. Les deux pays ont également évoqué les engrais, notamment l’urée.

Cette diversité élargit la portée économique de l’accord. Elle permet aux parties d’envisager plusieurs formes d’échanges selon leurs besoins et leurs capacités respectives. Les infrastructures de transport, de stockage et de transformation figurent également parmi les domaines retenus. Les discussions pourraient ainsi dépasser la seule commercialisation de ressources énergétiques.

Le mémorandum ne fournit toutefois pas de montants d’investissement pour ces différents domaines. Il ne précise pas non plus les entreprises qui pourraient intervenir dans chaque projet. Les perspectives présentées constituent donc des axes de coopération à approfondir. Leur concrétisation dépendra de décisions et d’accords ultérieurs.

Le marché asiatique représente une perspective de diversification pour le GNL algérien

Les discussions avec le Bangladesh interviennent dans un contexte de forte concentration géographique des exportations algériennes de GNL. Selon les données rapportées par Attaqa, l’Algérie a exporté environ 4,47 millions de tonnes de GNL au premier semestre 2026. Ce volume était de 4,78 millions de tonnes durant la même période de 2025. Les exportations ont ainsi enregistré une baisse d’environ 6,5 % sur un an.

Sur les six premiers mois de 2026, cinq pays européens ont reçu plus de 90 % des cargaisons de GNL algérien. Les autres marchés ont représenté environ 440 000 tonnes. Ces données montrent la place importante de l’Europe dans les débouchés commerciaux du gaz liquéfié algérien. Elles permettent également de mesurer l’intérêt potentiel d’une diversification géographique.

Un éventuel contrat avec le Bangladesh pourrait ouvrir des possibilités commerciales supplémentaires en Asie. Son intérêt économique dépendrait toutefois des volumes, des prix et des coûts logistiques. Les distances maritimes et les conditions de livraison constitueraient notamment des paramètres à examiner. Les données disponibles ne permettent pas encore de calculer la valeur d’un futur contrat.

Une visite prolongée par des rencontres au plus haut niveau

Le ministre bangladais Iqbal Hassan Mahmood est arrivé à Alger le 19 octobre 2026 pour une visite de travail. Il a été accueilli par Mohamed Arkab, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures. Cette visite a permis de poursuivre les échanges engagés en septembre et de formaliser le mémorandum d’entente. Elle a également donné lieu à plusieurs rencontres institutionnelles.

Le 20 octobre, le Premier ministre Sifi Ghrieb a reçu une délégation ministérielle bangladaise au Palais du Gouvernement. La délégation comprenait également Humayun Kabir, ministre d’État chargé des Affaires étrangères. Mohamed Arkab a pris part à cette rencontre. Selon le communiqué officiel, les discussions ont porté sur les perspectives de développement de la coopération bilatérale.

La visite a aussi permis d’aborder d’autres secteurs économiques. Le ministre des Mines et des Industries minières, Mourad Hanifi, a examiné avec son homologue bangladais les opportunités de partenariat dans les ressources minières, notamment le minerai de fer. Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, a également évoqué les perspectives de coopération dans les énergies renouvelables. Ces rencontres élargissent les possibilités de collaboration au-delà des seuls hydrocarbures.

Un mécanisme conjoint prévu pour suivre les projets

Le mémorandum prévoit la mise en place d’un comité de pilotage conjoint. Cette structure doit contribuer à identifier les priorités de coopération entre les deux pays. Elle aura également pour mission d’examiner et d’évaluer les projets proposés. Les travaux devront favoriser la coordination entre les institutions concernées.

Ce mécanisme constitue une étape importante pour organiser les suites de l’accord. Il doit permettre d’approfondir les possibilités commerciales et industrielles identifiées durant les discussions. Les entreprises concernées pourront ainsi poursuivre les échanges techniques nécessaires à l’étude des projets. Les informations publiées ne fixent toutefois pas de calendrier détaillé pour les premières réalisations.

Les prochains développements seront particulièrement importants dans le domaine du GNL. Un contrat de fourniture préciserait les volumes, les prix et les conditions de livraison. Des accords industriels pourraient également définir les responsabilités et les engagements des partenaires. Ces éléments permettront d’évaluer la portée économique effective du mémorandum.

Une nouvelle étape pour les relations énergétiques entre l’Algérie et le Bangladesh

La signature du mémorandum du 20 octobre confirme la volonté des deux pays d’approfondir leurs relations dans les hydrocarbures. Elle établit un cadre de coopération qui couvre les approvisionnements énergétiques, les infrastructures et les possibilités d’investissement. Les perspectives commerciales concernent notamment le GNL, le pétrole brut, les produits raffinés et le GPL. Sonatrach pourrait également participer au développement de certains projets avec les entreprises bangladaises.

Pour l’Algérie, l’intérêt réside notamment dans la possibilité de diversifier les débouchés de ses exportations énergétiques. Le Bangladesh cherche, pour sa part, à élargir ses sources d’approvisionnement. Ces objectifs peuvent ouvrir des perspectives de coopération, sous réserve d’un accord sur les conditions commerciales. Les dix cargaisons annuelles évoquées en septembre restent une hypothèse de négociation.

L’accord signé constitue donc une étape concrète dans les relations bilatérales, sans annoncer encore de livraisons contractuellement garanties. Les prochaines négociations devront préciser les engagements respectifs et les projets retenus. Leur évolution permettra de mesurer les effets commerciaux de cette coopération. Le développement éventuel d’un marché pour le GNL algérien au Bangladesh restera un point central à suivre.

Sources : Ministère algérien des Hydrocarbures, communiqué du 20 octobre 2026 relayé par l’APS ; services du Premier ministre, communiqué du 20 octobre 2026 ; Algérie Éco, 19 octobre 2026 ; Attaqa, 16 septembre 2026.

Algerian Business suit de près le développement des partenariats énergétiques internationaux de l’Algérie, les perspectives d’exportation de gaz naturel liquéfié et les opportunités commerciales qui pourraient renforcer la présence de Sonatrach sur les marchés asiatiques.

Tags: Algérie Bangladeshcoopération énergétiqueexportations de GNLgaz naturel liquéfiéhydrocarburesMohamed ArkabPartenariat internationalSonatrach
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