Le groupe qatari Power International Holding (PIH) souhaite renforcer ses investissements en Algérie, avec un intérêt particulier pour le secteur des hydrocarbures. Son PDG, Moataz Al-Khayyat, a été reçu le 15 septembre 2026 à Alger par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab. L’APS confirme l’identité de Moataz Al-Khayyat ainsi que les discussions autour du renforcement du partenariat entre Sonatrach et UCC Holding.
La rencontre a réuni une délégation du groupe qatari et de sa filiale UCC Holding, ainsi que l’ambassadeur du Qatar en Algérie, Abdelaziz Ali Al Naama. Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération et d’investissement dans plusieurs segments de l’industrie pétrolière et gazière.
L’enjeu est désormais d’identifier des projets susceptibles de déboucher sur des partenariats concrets avec Sonatrach. À ce stade, aucun nouveau contrat ni montant d’investissement n’a cependant été annoncé.
Power International Holding veut renforcer ses investissements en Algérie
Les discussions ont porté sur le développement du partenariat stratégique entre Sonatrach et UCC Holding, filiale de Power International Holding active notamment dans le secteur pétrolier et gazier.
Plusieurs domaines ont été identifiés : l’amont et l’aval pétroliers et gaziers, le transport, le raffinage et la pétrochimie. Les deux parties ont également abordé les possibilités de coopération commerciale concernant le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et les produits pétroliers.
Cette diversité permet d’envisager une coopération allant au-delà de l’exploration et de la production d’hydrocarbures. Le raffinage et la pétrochimie ouvrent notamment la possibilité de développer des projets davantage orientés vers la transformation et la création de valeur.
Power International Holding ne part pas d’une première prise de contact avec les autorités algériennes. En avril 2026, une précédente rencontre entre Mohamed Arkab et Moataz Al-Khayyat avait déjà été consacrée aux perspectives de coopération, de partenariat et d’investissement dans les hydrocarbures.
Sonatrach et UCC Holding au cœur des discussions
La coopération envisagée doit principalement se structurer autour de Sonatrach et UCC Holding. L’APS indique officiellement que la rencontre du 15 septembre a été consacrée aux moyens de renforcer la coopération et le partenariat stratégique entre les deux groupes.
Pour le groupe qatari, l’objectif affiché est d’élargir ses investissements sur le marché algérien et de travailler avec Sonatrach sur des projets à plus forte valeur ajoutée dans le secteur des hydrocarbures.
Les discussions ne signifient toutefois pas qu’un nouveau projet industriel a déjà été arrêté. Les informations disponibles ne précisent ni la nature d’un premier investissement, ni son implantation, ni son montant ou son calendrier.
La prochaine étape sera donc déterminante. Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges à travers des discussions techniques destinées à examiner les mécanismes pratiques permettant de concrétiser de futurs projets de partenariat.
Algerian Bid Round 2026 : le groupe qatari invité à participer
Mohamed Arkab a également présenté au groupe qatari les perspectives de développement du secteur algérien des hydrocarbures ainsi que le cadre proposé aux investisseurs étrangers.
Le ministre a notamment invité Power International Holding et ses filiales à participer à la prochaine série d’appels d’offres Algerian Bid Round 2026, destinée à ouvrir des opportunités sur des champs et blocs exploratoires.
Cette invitation pourrait constituer l’une des voies permettant au groupe qatari d’accroître sa présence dans l’amont pétrolier et gazier algérien. Une éventuelle participation au processus devra néanmoins être distinguée de l’attribution effective d’un bloc ou de la signature d’un contrat.
Arkab a également mis en avant les dispositions de la législation algérienne sur les hydrocarbures et les mécanismes destinés à encourager les investissements dans le secteur.
Du GPL à la pétrochimie, plusieurs pistes de coopération
L’intérêt de la rencontre réside également dans l’étendue des activités évoquées. Les discussions ne se sont pas limitées aux projets d’exploration ou de production.
La coopération commerciale dans le GPL et les produits pétroliers figure parmi les pistes étudiées. Le raffinage et la pétrochimie ont également été identifiés comme des domaines dans lesquels Sonatrach et UCC Holding pourraient développer leur partenariat.
Pour l’Algérie, le développement de projets dans l’aval des hydrocarbures peut contribuer à accroître la transformation locale des ressources et à développer des activités à plus forte valeur ajoutée.
Pour Power International Holding, ces différents segments offrent plusieurs portes d’entrée sur le marché énergétique algérien. La concrétisation dépendra toutefois des résultats des prochaines discussions techniques et des projets qui seront finalement retenus.
Une nouvelle étape dans les relations économiques entre l’Algérie et le Qatar
L’intérêt exprimé par Power International Holding intervient dans un contexte de développement des relations économiques entre l’Algérie et le Qatar. Dans le secteur énergétique, les discussions avec Sonatrach pourraient désormais ouvrir une nouvelle phase de coopération industrielle.
Selon les informations communiquées à l’issue de la rencontre, Moataz Al-Khayyat a exprimé l’intérêt du groupe à étendre ses investissements en Algérie et à collaborer avec Sonatrach sur des projets à forte valeur ajoutée.
La volonté affichée doit désormais être traduite en projets identifiés, puis en accords contractuels. À ce stade, il s’agit donc de perspectives d’investissement et de discussions techniques, et non de nouveaux investissements définitivement engagés.
La suite des négociations avec Sonatrach ainsi qu’une éventuelle participation de Power International Holding ou de ses filiales à l’Algerian Bid Round 2026 permettront de mesurer la portée industrielle de cette nouvelle phase de rapprochement.
Algerian Business suit de près les investissements étrangers et les nouveaux partenariats susceptibles de contribuer au développement et à la transformation du secteur énergétique algérien.
Sources : ministère des Hydrocarbures, APS, L’Algérie Aujourd’h



