Le paiement électronique s’impose en Algérie

8,8 millions d'opérations en un seul mois

Achat paiement en ligne Algérie Algerian Business

Les chiffres sont éloquents. Selon le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, l’Algérie a enregistré 8,8 millions d’opérations d’achats électroniques durant le seul mois d’avril 2026, auxquelles s’ajoutent 1 million d’opérations de paiement en ligne sur la même période. Ces données confirment une tendance de fond : le paiement électronique s’installe progressivement dans les habitudes des consommateurs et des commerçants algériens.

Une progression qui s’inscrit dans la durée

Cette dynamique n’est pas conjoncturelle. En 2025, le paiement électronique avait déjà progressé de 46% en Algérie selon les données du Groupement d’intérêt économique de la monétique. Le montant global des paiements électroniques, toutes formes confondues, terminaux de paiement électronique, internet et téléphone mobile, a atteint 939 milliards de dinars en 2025, contre 643,8 milliards de dinars en 2024. Une progression de près de 300 milliards de dinars en un an qui témoigne d’une adoption réelle et croissante des solutions de paiement modernes à l’échelle nationale.

Un écosystème en construction active

Les autorités algériennes accélèrent la mise en place d’un environnement favorable à la généralisation du paiement sans cash. Le ministère de la Poste et des Télécommunications met notamment en avant le développement des solutions cashless, des virements bancaires, des chèques certifiés et des outils dédiés aux commerçants. L’objectif affiché est clair : réduire progressivement la dépendance à la liquidité physique qui caractérise encore largement les échanges commerciaux en Algérie et intégrer davantage d’acteurs économiques dans le circuit bancaire et financier formel.

Des résistances encore présentes

La transition reste néanmoins progressive. Des réticences persistent chez une partie des acteurs économiques, notamment autour de la gestion de la liquidité et des plafonds de retrait imposés par le système bancaire. Ces freins structurels, combinés à des habitudes ancrées de longue date, constituent les principaux obstacles à une adoption massive et rapide du paiement électronique dans l’ensemble du tissu commercial algérien.

La normalisation du paiement sans cash ne se décrète pas, elle se construit par l’accumulation d’expériences positives des consommateurs, par la simplification des outils mis à disposition des commerçants et par une infrastructure bancaire capable d’absorber les volumes croissants de transactions. Les chiffres d’avril 2026 indiquent que cette construction est en marche. Son rythme dépendra de la capacité des acteurs publics et privés à lever les obstacles qui subsistent.

Source : L’Algérie aujourd’hui

Quitter la version mobile